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Chapitre 4
« Je lui ai fait du mal ! Beaucoup de mal... »
ooooo« A moins que je me trompe, monsieur Kaulitz, il est temps pour vous de sortir de cette salle ! Il me semble que vous avez un autre cours après le mien et que vous êtes déjà en retard ! » Gronda la professeur d'allemand depuis sa chaise.
oooooCette voix le ramena soudainement sur terre. La salle autour de lui était vide depuis plusieurs minutes déjà. Et le regard narquois de son professeur braqué sur lui embrasa de nouveau le sien. Ses joues rougirent de colère. Il se leva d'un bond, essuyant sa joue d'un geste emprunt de rage et son regard meurtrier vrilla un instant sur l'horrible mégère qui continuait de corriger des copies à son bureau. La main tremblante du guitariste saisit la feuille froissée ; une douleur aussi aiguë qu'amère lui transperça le c½ur et il se dirigea vers elle, poings serrés. Elle ne releva les yeux vers lui que lorsque Tom s'appuya du plat des mains sur la surface de la table qui les séparait.
ooooo« Vous êtes odieuse. Et j'espère que personne n'a voulu de vous ou n'a osé vous faire d'enfants. Parce que si c'est le cas... je les plains très sincèrement, » cracha t-il, sa voix vibrante de rage.
oooooLa professeur soutint son regard bien que ses joues se soient soudain couvertes de plaques rouges et qu'elle parut choquée. Sa main pointa alors la porte et elle se leva elle même pour lui faire face, bien qu'elle soit bien plus petite que lui. Elle semblait furieuse, désemparée. Et sa voix fut aussi ferme qu'hystérique.
ooooo« Dehors Kaulitz. DEHORS SUR LE CHAMP ! »
oooooTom ne se le fit pas dire deux fois. Il ne regrettait absolument pas ce qu'il venait de dire mais ne voulait pas plus d'ennuis. Déjà que la sanction risquait de tomber comme un couperet dès qu'elle serait sortie de cet état de choc... Le dreadé sortit donc de la salle, emportant avec lui une vague de tristesse et de colère. Le mardi. Putain mais qu'est-ce qu'il pouvait haïr les mardi ! Fulminant, il se rendit en cours de mathématiques à la manière d'un automate et entra sans penser à frapper, ni à s'excuser. A vrai dire, il ne calculait plus rien. Il du néanmoins s'arrêter au milieu des rangées de bureau à la voix de son professeur :
ooooo« Pardonnez moi si je me trompe Tom, mais je crois que frapper à la porte avant d'entrer est toujours de rigueur dans cet établissement. Surtout si vous arrivez en retard sans vous justifier. »
oooooLa, le guitariste se raidit. Ignorant les élèves qui le regardaient avec insistance, il ferma les yeux, expirant fortement pour se calmer. Il se pinça l'arrête du nez de son pouce et son index puis décida de relacher la pression. Lorsqu'il réouvrit les yeux, il chercha vainement Bill à travers toute la classe mais jamais son regard ne tomba sur lui. Il n'était pas là. Bill n'était pas parmi tous ces élèves qui refusaient de lâcher Tom des yeux. Il se passait quelque chose et tout le monde pouvait le sentir. Surtout Tom qui du encaisser un nouveau coup dur. Ses épaules s'affaissèrent alors qu'il faisait marche arrière machinalement puis il se dirigea vers la porte par laquelle il était entré et ressortit aussitôt, laissant échapper un confus et très vague :
ooooo« Ouais... Vie scolaire... »
oooooLa porte de la classe claqua. Il fit quelques pas hésitants, descendit un escalier proche et, soudainement, tomba assis au bas de l'avant dernière marche. Chaque claque monumentale qu'il avait reçu alors ces derniers jours et particulièrement la dernière lui revinrent en mémoire et il n'en fallut pas plus pour qu'il n'éclate en sanglots. Assis par terre, les jambes écartées, la tête dans les mains et les yeux déjà rouges, il avait l'air incapable de quoi que ce soit. Il se sentait terriblement con, pitoyable.
oooooIl se rendait compte qu'il venait de blesser celui qui représente tout ce que j'ai de plus cher.. Il lui avait réellement fait mal. Bill avait passé quatre jours épouvantables parce qu'il ne l'avait pas vu, avait pris soin de lui comme personne n'était capable de le faire, lui avait encore souri ce matin même et lui, ce sal con, il avait fait la chose la plus ridicule, ignoble possible. Il avait déçu son double. Et encore, décevoir était peut être un mot un peu faible. Tom avait donc toutes les raisons de pleurer comme un gamin. Un gamin de dix-sept ans a qui on avait jeté une boule de papier froissée à la gueule.
ooooo« ... Putain, j't'avais dit que c'était lui... » marmonna une voix pressée, au bout du couloir. La gorge de Tom se resserra.
ooooo« TOM ! Mais qu'est-ce que tu fiches la ? » S'exclama l'interlocuteur de la première voix, alarmé.
oooooLe concerné les reconnut bien évidement aussitôt et eu un reflexe puérile mais incontrôlable. Il ramena ses jambes contre lui, comme pour se cacher, honteux de se laisser aller devant les deux personnes qui venaient de s'arrêter devant lui. Le premier, un petit blond un peu rondelet à l'air inquiet se pencha aussitôt sur lui pour poser ses mains sur ses épaules. L'autre, plus grand, les cheveux lisses et châtains, regardait aussi Tom, l'air tout aussi inquiet et commença à fouiller dans son sac.
ooooo« Tom, mais enfin, pourquoi t'es ici ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Pourquoi tu chiales mec ? T'as pas cours ? Et où est Bill !? »
oooooPour toute réponse, un hoquet s'échappa des lèvres de Tom qui se mit à pleurer de plus belle sous les assauts du blondinet qui paraissait de plus en plus inquiet. Il est pas là Bill, ça s'voit pas ? Le plus grand des deux fit signe à l'autre de s'écarter un peu et de se taire avant de retirer enfin la main de son sac, un paquet de mouchoir à la main. Il s'assit à coté du guitariste et sortit lentement un mouchoir du petit paquet. A coté, Tom continuait de pleurer toutes les larmes de son corps, le visage caché entre ses genoux et ses bras.
ooooo« Ca va aller Tom... On est là nous. Calme toi. Tiens, prend ça... ajouta t-il en tendant le carré de papier blanc vers le dreadé. Celui ci avait dégagé ses yeux larmoyant pour poser son regard chargé de détresse sur celui qui venait le consoler. Sèches tes larmes, mouches toi un coup puis tu nous raconteras à Gustav et moi. »
oooooAprès un temps de réflexion, Tom acquiesça, écarta enfin bras et jambes pour découvrir son visage, rouge et trempé de larmes chaudes qui avaient creusé des sillons sur son visage si fin. Il attrapa le mouchoir qu'on lui tendait et se détourna un instant pour essuyer ses joues et se moucher, essayant de se calmer du mieux qu'il pouvait. La main réconfortante de son ami se posa sur son dos, ce qui l'incita un peu plus à se calmer. Enfin, après quelques secondes, il piqua un second mouchoir et se retourna vers les deux arrivants, le plaquant contre son nez et sa bouche.
oooooSon corps était agité de quelques spasmes et il respirait par grands à coups. Sa poitrine se soulevait lentement mais profondément. Son regard, quant à lui, était vitreux, désespéré, anéanti et fixait avec peine les chaussures dudit Gustav, à nouveau accroupi devant lui. Il essayait de réfléchir mais ses sanglots l'avaient épuisé. Enfin, il ôta le mouchoir de sa bouche et se força à prendre une grande bouffée d'air, fermant les yeux.
ooooo« Merci Georg... parvint-il à dire, le regard fuyant.
ooooo— Pas de quoi, répondit simplement celui-ci avec un petit sourire. Alors, qu'est-ce qui t'arrive ? On s'est inquiété nous. J'pensais pas que c'était toi, pas l'habitude de t'entendre pleurer...
ooooo— Ouais... répondit Tom en essayant de sourire à son tour. Mais son sourire redisparut aussitôt, ses yeux devenant tout à coup sombres. C'est... J'ai... On s'est... J'ai fait... J'ai fait du mal à Bill. Beaucoup de mal... »
oooooAussitôt, Georg et Gustav parurent aussi mal à l'aise que compatissant. Il était notoire que les disputes de Bill et Tom, aussi rares fussent-elles, étaient toujours très violentes. Pas de juste milieu, avec les Kaulitz, on ne fait pas les choses à moitié. Gustav poussa un faible soupir peiné et tapota l'avant bras de Tom d'un geste qui se voulait réconfortant.
ooooo« Et maintenant... maintenant il a disparu... Si vous saviez... si vous saviez comme je m'en veux ! S'exclama Tom, au bord de la crise de nerf.
ooooo— Peu importe ton erreur, je suis sur qu'il te pardonnera, commença sagement Gustav. Surtout si tu lui présentes des...
ooooo— GUSTAV ! J'L'AI PRIS POUR LE DERNIER DES CONS ! J'L'AI HUMILIE ! J'AI DIT... ECRIT DES HORREURS ! S'emporta Tom, comme soudainement frappé par son erreur. J'SUIS UN ENFOIRE ! Un sal enfoiré... j'mérite pas tout ce qu'il fait pour moi... ajouta t-il de sa voix brisée.
ooooo— Calme toi Tom, ça sert à rien de t'énerver. Je ne sais pas ce que tu as pu... écrire ? Mais on connais tous Bill et...
ooooo— Pas aussi bien que moi, coupa Tom avec orgueil.
ooooo— Ouais. Mais on l'connait suffisament pour savoir que lorsque l'orage est passé, il oubli tout directement, il est pas du genre à laisser trainer les...
ooooo— Putain mais vous comprenez rien ? Ce que j'ai fait c'est... IMMONDE ! Je peux pas qualifier ça... je... je m'dégoute bordel ! » S'exclama t-il de nouveau, tremblant de fureur.
oooooLes deux garçons comprirent qu'il était temps de ne plus tenter d'approcher par cette voie et redevinrent silencieux. Gustav sortit son portable de sa poche et le tendit à Tom après quelques secondes d'hésitation. Il poussa un soupir résigné et retenta l'expérience :
ooooo« Appel le. »
oooooLe guitariste le dévisagea avec incompréhension. Ne l'avait-il pas écouté ? Il savait parfaitement ce qui résulterait de cet appel et c'est surtout ce qu'il voulait éviter. Braquer Bill serait la pire des choses. Et puis les discutions interposées, Tom détestait ça pour régler des conflits. Téléphoner c'était bon pour rassurer maman, pour larguer une meuf ou se retrouver avec ses potes. Pas pour régler la pire des horreurs avec son jumeau. Tom s'en dégoutait d'autant plus. D'un geste il repoussa le mobile.
ooooo« Ca sert à rien... Le téléphone n'aura pas eu le temps d'afficher le numéro qu'il raccrochera.
ooooo— T'as essayé pour dire ça ?
ooooo— Gustav... C'est Bill. C'est Bill qui doit être dans une colère noire, je le connais et je ne veux pas être encore plus déçu par moi même lorsqu'il raccrochera.
ooooo— Mais... reprit le blondinet, dépité.
ooooo— Insiste pas Gustav. S'il te le dis... s'interposa, voyant que Tom commençait à perdre ses moyens. Ce dernier le remercia du regard. Bon, tu as besoin d'autre chose ? Je dois rentrer chez moi personnellement, donc...
ooooo— Dépose moi chez moi. J't'en pris, l'implora t-il en se levant, les mains jointes, le regard brillant de larmes.
ooooo— Mais, et tes cours ?
ooooo— Comme tu veux, répondit Georg, faisant à nouveau signe à Gustav de laisser faire.
ooooo— Et Bill ? Tu vas pas essayer de le retrouver ? » Insista Gustav, aux yeux de qui tout cela était profondément injuste.
oooooPour seule réponse, Tom lui lança un regard abattu et lorsque le batteur vit les lèvres du dreadé trembler, il ne pu rien ajouter. Il était évident que son ami se sentait trop mal pour quoi que ce soit d'autre. Tom se résigna donc à suivre Georg en silence à travers les couloirs, laissant derrière lui Gustav. Il était profondément reconnaissant à Georg de ne pas tenter d'en savoir plus, de ne pas le juger et de ne surtout pas lui faire la morale bien qu'il sentait à chaque nouveau pas qu'il faisait une nouvelle bétise, à ajouter à la montage d'autres. Mais il ne pouvait se résigner à retourner en arrière, aller chercher son frère, implorer son pardon. Trop fier, trop borné et surtout trop terrorisé à l'idée que Bill ne veuille même pas le voir. A chaque fois qu'il pensait à cela, il avait l'impression qu'on lui écrasait l'estomac et qu'on lui broyait le c½ur. Une image bien trop pathétique à ses yeux mais qui n'était pourtant rien d'autre que la vérité.
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ooooo« N'hésite pas à appeler si ça va pas. Du moins jusqu'à une heure, après j'ai mon examen en chimie, lança Georg alors que Tom s'apprêtait à claquer la portière, devant sa maison. Et puis souris Tom Kaulitz, j'ai l'impression de t'avoir conduit à l'abattoire... ajouta le bassiste avec un clin d'½il.
ooooo— C'est tout comme, remarqua Tom à voix basse. Merci beaucoup Georg. Bonne journée. »
oooooLa gorge nouée et un mauvais pressentiment dont il ne pouvait pas se débarrasser l'accompagnant, Tom remonta son allée, laissant son ami quitter la rue. Il glissa prudement sa clé dans la serrure et tourna pour ouvrir le verrou mais celle ci refusa d'obtempérer, signe que la porte était ouverte. Se pouvait-il que sa mère ou Gordon soit présent ? Si c'était le cas, il allait se faire souffler dans les bronches pour avoir séché... Il hésita un instant à faire demi tour mais il n'avait nulle part où aller et avait surtout besoin de retrouver quelques points de repères.
oooooTom entrouvrit donc la porte, jeta un regard dans le hall et n'y vit personne. Il ouvrit plus grand et pénétra dans la pièce, l'anxiété due à son mauvais pressentiment n'allant que croissante. Il ferma derrière lui et laissa son sac glisser le long de son bras, son regard posé sur la porte du salon, fermée. Son c½ur battait de plus en plus vite ; il attrapa la poignée, l'abaissa, entra... personne. Mais la télé était allumée sur une chaine de clips, en silencieux. Mal à l'aise, le guitariste s'avança pour l'éteindre mais au moment où il allait s'executer, il entendit un bruit sourd à l'étage. La télécommande se fracassa au sol. Il entendit un second bruit sourd, plus violent. C'est l'estomac retourné qu'il entreprit de monter à l'escalier, se raidissant au milieu des marches en entendant un nouveau bruit, provenant de sa gauche.
oooooL'horreur de la chose le frappa alors en pein visage. Les bruits de tapages provenaient tous de la chambre de Bill. Pas de sanglots, pas de gémissements, indiquant la présence de son frère. Pas non de cris ou de paroles, certainement pas d'éclat de rire. Tom s'empressa de s'approcher de la chambre de son homologue mais lorsqu'il s'apprêtait à ouvrir la porte, quelque chose vint cogner contre cette dernière avec force, la faisant vibrer. Tom sursauta et approcha son oreille. Il entendait distinctement quelqu'un remuer à l'intérieur et l'identité de cette personne le rendait à nouveau de plus en plus nerveux.
ooooo« B... Bill ? »
oooooLe silence en guise de réponse. La main de Tom se posa sur la poignée, prêt à ouvrir, puis un objet en porcelaine ou un matériau de ce type s'écrasa sur le sol à l'intérieur. Le dreadé ne réfléchit plus et tenta d'ouvrir la porte. Celle ci bougea de quelques centimètres mais vint butter contre un corps étranger. Inquiet et surpris, Tom renouvela l'expérience. La porte ne cédait pas. Mais le temps qu'elle rebondisse, il aperçu par l'interstice le coin du bureau de son frère, qui bloquait à présent la porte. Et Tom comprit sur le champ. Bill ne voulait pas le voir. Si la nouvelle lui causa un terrible mal au c½ur, il ne refusa pas pourtant de tenter d'entrer et, s'énervant à plusieurs reprises, il manqua de fracasser la porte en la cognant fortement contre la barricade. Au bout du cinquième coup d'épaule et ignorant la douleur, il sentit le bureau se balancer et retomber un peu plus loin à chaque fois. Il savait de toute façon que Bill ne ferait rien pour repousser à nouveau le bureau. Il le devinait parfaitement, assis dans un coin de la pièce, son regard ténébreux posé sur la porte avec une froide indifférence, à attendre que le sort décide de leur confrontation. Enfin le bureau fut suffisament dégagé et Tom furieux pour qu'il puisse se glisser dans la pièce.
oooooCe qu'il vit alors lui glaça le sang, sa fureur disparaissant immédiatement.
ooooo« BILL... »
oooooMais bien sur, il n'obtint à nouveau pas de réponse. En effet, la pièce était vide, ou presque. Scotty était lové au pied du lit de Bill, fixant Tom avec intérêt. Dans un autre coin de la pièce, le support de la lampe de chevet de son frère était brisé, et le sol était jonché de livres et objets, intacts mais éparpillés. La fenêtre grande ouverte attira son regard et Tom vint se taper le front du plat de la main, il aurait du réagir plus vite ! Mais lorsqu'il se jeta sur celle ci, Bill était déjà loin au bout de la rue, marchant à pas rapides et lorsque son frère appela une nouvelle fois son nom, au bord de l'hystérie, le brun ténébreux se contenta de lever sa main par dessus son épaule et de lui adresser un geste obscène du doigt, sans se retourner. Tom avait tout gagné.
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ooooo« Toi aussi tu es en manque de sexe ? Ton petit ami ou ta petite amie ne te satisfait plus au lit ? Tu es frustré et ne sais comment y remédier ? Tu as composé le bon numéro, Andreas Van Himmer t'apportera tout, absolument tout, ce que tu désires si tu laisses un message après le bip sonore... Bip. »
oooooD'ordinaire, la messagerie insolite de blond délavé faisait toujours sourire Tom mais pas cette fois. Il se contenta de raccrocher comme les dix-huit fois précedentes. Il alternait depuis déjà une heure les appels à son meilleur ami et ceux à son frère dont la messagerie téléphonique sans timbre narguait Tom. Il avait été stupide de ne pas tout de suite voir que Bill allait passer par le parapet pour descendre dans la cours et s'en fuir. Et maintenant, il se retrouvait assis au bord du lit de son frère ou à faire les cents pas dans la chambre de ce dernier, attendant avec espoir qu'on lui réponde enfin. Onze heure sonnait et il n'avait toujours pas de réponse... La porte d'entrée s'ouvrit alors au rez de chaussée et Tom bondit. Il ne pu aller bien loin néanmoins, se raidissant immédiatement au son de cette voix :
ooooo« Tom ? Tom tu es à la maison ? C'est maman, je suis rentrée. Qu'est-ce que ton sac fiche dans le couloir Tom ! Qu'est-ce que vous faites la haut tous les deux ? Vous ne devriez pas être en cours ?! »
oooooAlors comme ça, les ennuis ne faisaient que commencer ?
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ooooo« Un café s'il te plait Ian...
ooooo— J't'apporte ça de suite. Tom est pas avec toi ? »
oooooLes yeux rouges de Bill répondirent à sa place tandis que le serveur s'éloignait vers le comptoir. Le beau brun se mit à tordre nerveusement dans ses mains son porte clef, un « B » en caoutchou autour duquel s'enroulait l'effigie de Mickey Mouse. Il avait offert le même à Tom pour la saint valentin lorsqu'ils avaient neuf ans, avec son innitiale, tous deux dépités de ne pas avoir d'amoureuses cette année là...
ooooo« Voila pour toi. Le jeune serveur était de retour avec un café bouillant. Offert par la maison, ajouta Ian avec un sourire avant que Bill ne plonge sa main dans sa poche.
ooooo— Non, je peux pas !
ooooo— Bien sur que si. Bois le vite, je fini mon service à onze heure et quart... après j't'amène en ville, on prendra un truc à manger et on ira se distraire un peu. A moins que j'me trompe, et j'en ai pas l'impression, ça ne va pas du tout toi... »
oooooBill ne répondit pas, il était inutile de nier, surtout au regard de ses yeux encore rouges et gonflés. Il se contenta donc de porter la tasse à ses lèvres et de boire quelques gorgées de liquide brûlant tandis que Ian se dirigeait vers une autre table.
oooooIl se sentait trahi, humilié, terriblement déçu. Il avait même le sentiment que quelque chose, quelque part en lui, s'était brisé. Tant de choses avaient bougé en l'espace d'une semaine. Leur relation avait toujours été étrange. Les jumeaux eux même avaient un comportement que personne en dehors d'eux même ne pouvait cerner. Mais là, même Bill devait avouer qu'il ne comprenait pas ce qu'il s'était passé. Tout avait commencé le mardi dernier, avec cette stupide lettre... Sur le coup, il s'était sentit horriblement vexé de voir Tom lui cacher quelque chose. Puis il avait mis cette rancune de coté en le découvrant aussi souffrant. Il s'était même sentit stupide de s'être disputé avec son double, le poussant à agir de sorte à tomber malade. Coupable et attristé, Bill s'était efforcé de prendre soin de lui. Et à chaque fois que Tom avait tenté de le repousser, il s'était sentit anormalement blessé.
oooooPuis tout semblait se remettre dans l'ordre ce matin là, malgré l'épisode gênant du baiser égaré... à cette pensée, Bill rougit un peu plus et avala une nouvelle gorgée de café. C'était comme si quelque chose ne tournait plus rond. Mais il avait décidé de ne pas y accorder d'attention. Après ça, la journée avait même bien débuté, si on excluait le contrôle surprise d'allemand, puis il y avait eu cette lettre... Et maintenant, Bill qui se sentait trahi, humilié, terriblement déçu. Sans doute même beaucoup plus que ça. Il ne cessait de repenser à Tom, à ce que lui même avait écrit et ce qu'avait osé écrire son frère. L'image de la paleur du visage de son double à l'évocation de son devoir flottait dans son esprit. Quelque chose n'allait pas... Tom n'était pas dans son état normal et il ne pouvait se débarasser du sentiment que son frère lui cachait quelque chose. Il avait terriblement mal, c'est tout.
ooooo« Me revoila, lança une voix par dessus son épaule. On y va ? »
oooooBill acquiesça et laissa la tasse sur la table, devant lui. Puis il attrapa son manteau et suivit Ian à l'extérieur. Il s'en voulait de ne pas s'être retourné pour répondre à Tom, plus tôt... Mais il en voulait encore plus à Tom de lui cacher autant de choses. Il n'avait pas envie de rentrer et de le trouver maintenant pour l'entendre s'excuser ou l'engueuler...
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ooooJE SUIS FAN DE MES LECTRICES. ♥ :D
Vous ne pouvez pas savoir comme vous me rendez heureuse. J'ai reçu des commentaires... ça dépasse les encouragements. Ca dépasse le compliments... certaines m'ont fait des remarques qui non seulement valorise mon travail mais en plus me font horriblement plaisir ♥ Merci du fond du coeur pour tout ces commentaires (: vraiment !! et puis j'ai plein plein plein de nouvelles lectrices.
Passons ensuite au chapitre ! Donc ce chapitre n'est pas très joyeux (même si j'ai essayé de pas non plus en faire un truc monstrueux en y posant la griffe d'Andreas en plein milieu ^^') m'en voulez pas... s'il vous plait ! En plus pour la relecture (parce que je m'excuse aussi des fautes :S) j'écoutais Sunburn, de Muse (meilleur groupe de tous les temps) xD et c'est vraiment pas gai tout ça ! (Gay peut être mais... OK PAS DE JEU DE MOT DOUTEUX) j'vous assure que ça va bientot retrouver son ton léger et joyeux :D héhé ! J'ai trop trop hate d'avoir vos impressions sur ce chapitre ♥ Fiou !
&puis on en apprend un peu plus avec Bill, on partage enfin son point de vue, je sais que certaines lectrices l'attendaient, j'espère donc que vous n'êtes pas déçues !!
J'espère vraiment que ce chapitre vous aura plu et attend toutes vos réactions avec grande impatience ! Lire vos commentaires et y répondre est devenue un vrai moment de plaisir :D ♥
Notez moi ici si vous aimez, s'il vous plait ♥
Si jamais vous voulez être prévenue pour le chapitre 5, un commentaire minimum sur cet article ou me mettre dans vos favoris.
Encore une fois pas de nombre particulier de commentaires mais j'attend vos avis avec une impatience indescente. Faut pas non plus abuser xD ♥
A bientôt, vous êtes FORMIDABLES ♥
Cliquez ici pour voir cette vidéo. Ce sont les jumeaux qui se foutent d'eux même, mais c'est hallucinant ce qu'ils osent dire de leur propre groupe... Avec humour bien sur xD ♥ Ils sont parfaits pour le coup !
SCONE ©