● Introo & Prologue ●« Write a Letter »a new fiction by SCONE ©

●● Introo & Prologue ●●« Write a Letter »a new fiction by SCONE ©
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» PROLOGUE ;_
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ooooo« Bien, je veux que chacun rédige chez lui une lettre dans laquelle il devra parler de la personne qui compte le plus à ses yeux, exprimer ses sentiments et essayer de les faire partager au lecteur — en l'occurence, moi — et que vous me rendiez ce travail après demain... » dit le professeur d'allemand.

oooooBill et Tom se sourirent mutuellement. Ils savaient déjà tous les deux sur qui allaient porter leurs lettres respectives. La sonnerie retentit alors, Tom balança son sac sur son dos et sortit le premier. Un magnifique soleil reignait sur Magdeburg pour un 15 Septembre...



oooooBonjour., Bonsoir à tou(te)s, ici Scône (de la géniale SweetSuuckberry-Fic xD) qui écrit sa première fiction Yaoi., plus précisément Twincest. Je vous demande donc un peu de clémence x) .. Le pire c'est que j'en lis pas des tonnes mais j'aime bien le concept .. Ainsi donc, j'ai l'honneur (ou l'horreur selon le point de vue) de vous présenter ma seconde fiction :

« Write a Letter »

Quelques points importants ;
●● Vous pouvez faire votre pub, il est rare que je me déplace pour autant.. pas le temps tout simplement.
●● Je n'irai pas voter pour vos concours xD tout simplement parce que je vote déjà pour une fiction que j'aime énormement ♥
●● Si vous voulez être prévenus, il faut laisser au moins un commentaire sur le dernier chaptire en date.
●● Homophobes s'abstenir d'urgence ! Ainsi que gens intolérants tout simplement..
●● Je ne suis pas une machine à écrire et, si les chapitres sont plutôt longs, ils n'arrivent que toutes les semaines environ.
●● Notez moi iCi s'il vous plait.
●● Je vous souhaite une agréable lecture .

SCONE ©


IOOO° 2OOO°

# Posté le lundi 14 septembre 2009 15:43

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 04:31

● Chapitre 1

●● Chapitre 1
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Chapitre 1
« Mais enfin, montre moi ! »




oooooLa porte de la maison des Kaulitz claqua et les jumeaux se dirigèrent au salon. Bill se laissa tomber allongé mollement sur le canapé. Son avant bras gauche posé sur ses yeux le cachait de la lumière, l'autre trainant au sol.

ooooo« Pfiou ! Quelle journée ! Et en plus cette vieille pie qui nous donne un devoir... »

oooooTom ne répondit pas vraiment ; se contentant de pousser un vague grognement destiné à l'approuver. Il était toujours debout près de l'entrée de la pièce, son sac suspendu à son épaule, à fixer son frère, avachi et se pavanant. Celui-ci ne recevant pas de réponse vraiment claire dégagea un peu ses yeux et afficha un sourire nonchalant en constatant que son double ne le lâchait pas des yeux.

ooooo« Bah quoi ?
ooooo— Non rien, répondit le dreadeux, sorti de sa rêverie soudainement. J'monte faire mes devoirs moi. A plus tard.
ooooo— Tu bouffes pas avant ? S'étonna Bill en se redressant.
ooooo— Euh... non, non. J'ai pas faim à vrai dire, » dit Tom, s'étonnant lui même.

oooooBill haussa les épaules et se laissa retomber dans toute sa splendeur sur son canapé. Tom monta aussitôt l'escalier et se rendit dans sa chambre le pas léger. Avec une méthode toute particulière et des gestes de chef d'orchestre, il envoya valser son sac près de son bureau, ses chaussures sous son lit, sa veste et sa casquette sur celui-ci puis il se jeta sur sa chaise roulante pour glisser jusqu'à son bureau. Là, il sortit ses affaires et de quoi écrire. Plus vite ses devoirs seraient fait, plus vite il pourrait passer à quelque chose de plus intéressant. Sa guitare ou sortir par exemple. Il entama donc ses deux exercices de mathématiques, grognant après les fonctions et les factorisations puis passa à l'allemand. Avec un sourire, il pensa que c'était bien la première et dernière fois de l'année qu'il s'avançait dans ses devoirs. Le dreadeux se mit donc au travail avec entrain.

oooooUne demi heure plus tard, il poussait un soupir de satisfaction et décida de relire ce qu'il avait écrit. Une fois passé les formules habituelles et pompeuses, il passa au texte qui l'intéressait vraiment.

ooooo« La personne la plus importante à mes yeux est mon frère jumeau Bill. Il est mon double, ma moitié et m'inspire à un tel point que c'est lui qui fera l'objet de cette lettre. Sans lui, je serais tout simplement perdu. Je ne serais pas moi même. Vivre sans lui m'est impensable car il représente tout ce que j'ai de plus cher. Je sais que s'il venait à disparaitre je perdrai le goût de tout. En effet, même nos disputes me sont bénéfiques. C'est mon tout, mon autre, mon moi.
oooooIl me fait souvent rire, toujours rire, parfois pleurer mais je suis toujours sensible, quoi qu'il arrrive, à ce qu'il dégage. J'admire d'ailleurs mon frère pour ça... Pour attirer aussi facilement mon attention, me captiver par le moindre de ses mouvements. Je l'aime, tout simplement. La relation et la complicité qui nous uni ne s'explique pas. Moi même je n'ai pas de mots pour qualifier l'étincelle qui s'illumine dans nos regards lorsque nous sommes réunis. Il illumine lui même mes journées, par sa prestence et sa présence. C'est une part de mon bonheur.
oooooJ'ai besoin de lui plus que toute autre personne, que toute autre chose, pour vivre et être heureux. A vrai dire, je pense même que s'il ne me restait plus que lui, cela me suffirait. A l'inverse je sais que je serais détruit si je venais à le perdre. Il est toujours prêt à m'écouter, à m'aider à avancer. Et je sais que je ferai toujours tout pour lui rendre la pareille. C'est ce qui me fascine chez lui. C'est ce que j'aime ; c'est lui que j'aime. »


oooooPloc... Le stylo de Tom venait de tomber à terre. Sa gorge était affreusement sèche et il fixait ce bout de papier d'un ½il vitreux. Non ! C'était impossible, impensable, iréel, invraisemblable. Le Tom Kaulitz assis là, sur sa chaise, n'avait pas pu écrire ce texte lui même. Il s'était laissé emporter, à coup sur. Le fier Tom Kaulitz, le dragueur, le protecteur, n'avait pas écrit ça. Il ne voulait, ne pouvait pas y croire. Quelqu'un d'autre aurait pu, mais pas lui. Quelqu'un comme...

oooooA cette pensée, il en eut des sueurs froides. La seule lettre qu'il n'avait jamais vu de la sorte, il l'avait reçue au cours de l'été, deux mois auparavant. Une certaine Gretchen, dont il n'avait déjà plus le souvenir et qu'il avait croisé chez une amie de Bill. Lui et son frère avaient d'ailleurs ri aux éclats un long moment en lisant cette lettre... «
Tu illumines ma vie Tom... » ou bien des « Tu es indispensable à ma vie, mon oxygène... » et d'autres formules qui ressemblaient de trop près à celles qu'il avait employé dans son propre devoir.

ooooo« Alors Tom, t'as fini ta lettre ? » Interrogea la voix enjouée de Bill au dessus de son épaule.

oooooLe jeune homme fit un bon si puissant qu'il se cogna les genoux à son bureau, plaquant la lettre sur ce dernier pour empêcher son frère d'y jeter le moindre coup d'½il. Le concerné avait d'ailleurs reculé de quelques pas et riait à présent aux éclats, ravi d'avoir fait cette frayeur à son dreadeux de frère.

ooooo« Oh la la Tom ! Tu verrais ta tête ! T'es tout blanc ! Désolé, j'voulais pas te faire sursauter comme ça... »

oooooTom ne répondit pas cependant. Debout, raide, à coté de son bureau il regardait Bill remettre ses longues mèches ébène et blanches en place. Il était parfaitement incapable de réagir, de répondre ou de bouger face aux paroles de son frère. Ce dernier tendit d'ailleurs la main vers le devoir de son frère qui retrouva enfin sa capacité de mouvement, vif comme l'éclair, pour attraper la feuille volatile et la plaquer sur son torse. Bill cessa aussitôt de rire et lui jeta un regard interrogatif.

ooooo« Bah enfin Tom ! Laisse moi voir.
ooooo— Je... non c'est... c'est trop personnel ! Coupa ce dernier.
ooooo— Allé ! Fait pas ton gamin, on a plus huit ans, répliqua le brun en s'avançant vers son homolgue, les sourcils froncés.
ooooo— Non Bill ! J'ai dit non ! Reprit Tom en reculant jusqu'au mur, le ton le plus ferme possible, manquant cruellement d'assurance.
ooooo— Putain mais Tom on vient de fêter nos dix-sept ans, oui ou non ? Montre moi, j'veux voir ça ! » Exigea t-il, sévèrement, en se collant à son frère.

oooooA ce contact, le dreadé sursauta et se dressa sur la pointe des pieds, tenant le manuscrit à bout de bras. Le grand brun se dressa à son tour pour essayer de l'attraper mais Tom fut plus rapide... Se penchant brusquement et l'écartant de son chemin, il parvint à se dégager et se retrouver à quelques pas de lui. Manque de chance, Bill glissa durant la man½uvre et s'étala par terre, à coté du bureau, se cognant la tête contre l'arrête de celui-ci. Son frère écarquilla alors les yeux de stupeur, lâcha sa feuille et se précipita vers Bill, sonné par terre.

ooooo« BILL ! Tu t'es fait mal ? Excuse moi ! J'voulais pas te faire tomber. Ca va ?
ooooo— Oh Tom, c'est bon, lâche moi ! Grogna Bill, furieux. Tout ça pour une foutue lettre...
ooooo— Je suis désolé, j'te jure que j'avais pas... Essaya de s'expliquer Tom, confus.
ooooo— C'est bon Tom putain ! Me gâve pas... Tu peux la garder ta lettre. J'vais dans ma chambre. »

oooooSans plus attendre, le cadet tira sur son T-shirt pour le remettre en place et sortit de la chambre sans un regard pour son double qui se sentit soudain extraordinairement mal. Le regard triste du blondinet se posa à ses pieds, où son devoir trainait, légèrement froissé, semblant le narguer.

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ooooo« Les garçoooooooons, à table ! » appela une voix que trop familière depuis la cuisine.

oooooAu même instant, les portes des deux chambres des jumeaux s'ouvrirent et ces derniers se retrouvèrent face à face. Bill avait enfilé un vieux jogging et un T-shirt ample qui avait autrefois appartenu à son frère et ce dernier portait un de ses éternels baggy seulement. Il adressa un regard d'excuse à Bill qui se contenta de descendre sans lui adresser un regard. La gorge de Tom se serra un peu et il mit cela sur le compte de la culpabilité d'avoir blessé son frère.

ooooo« Tu aurais pu passer un T-shirt pour manger Tom... fit remarquer leur mère lorsque tous les deux s'installèrent — ce à quoi Tom répondit par un grognement. Vous avez passé une bonne journée mes amours ?
ooooo— Ouais ça peut aller... j'en ai déjà marre. Plus qu'un mois et une semaine avant les vacances, répondit Bill en se servant des pâtes. Gordon est pas rentré ?
ooooo— Enfin Bill ! Vous n'avez repris que depuis quinze jours, évite de te plaindre. Et non, Gordon dîne avec des collègues ce soir, on est que tous les trois.
ooooo— Ah... Tu sais on a déjà un devoir à rendre en allemand, c'est horrible ! » Reprit Bill, une drôle de moue narquoise sur le visage alors qu'il fixait sa fourchette.

oooooAlors que leur mère demandait à Bill sur quoi portait le fameux devoir, Tom sentit son ventre se contracter et il repensa à ses propres écrits. Son regard se baissa sur son assiette qu'il n'avait pas encore touché. Il se mit à la remuer sans avaler la moindre bouchée.

ooooo« ... et donc on doit lui rendre après demain.
ooooo— Très bien. Je pourrais vous relire si vous voulez pour l'orthographe, proposa leur mère.
ooooo— Inutile pour Tom, il refuse qu'on touche à sa feuille, lança Bill en avalant une fourchette avec un sourire moqueur.
ooooo— C'est vrai ça Tomi ? Pourquoi donc ?
ooooo— Maman... c'est bon... on peut pas parler d'autre chose que des devoirs ou quoi !? Merde !
ooooo— Dit ! Tu surveilles ton langage jeune homme, le reprit sa mère en agitant un doigt réprobateur. Et tu ne touches pas à ton assiette ? Pourtant d'habitude tu es celui qui a le meilleur coup de fourchette à cette table ! Se lamenta t-elle. Puis son visage s'éclaira comme si elle venait de comprendre quelque chose et elle ajouta : Ah ! D'habitude quand tu ne manges pas c'est que tu es amoureux Tomi ! »

oooooLes mots de trop. Tom se leva brusquement, repoussant son assiette d'un geste presque violent et sortit de la cuisine en claquant la porte. Mais qu'est-ce qu'ils avaient tous à le faire chier avec leurs conneries ce soir ? Il eut juste le temps de voir Bill hausser les épaules et marmonner quelque chose qui ressemblait à « bah tu devrais être habituée après dix-sept ans... »

oooooTom n'était amoureux de personne. Ces devoirs le faisaient vraiment chier. Il s'était juste laissé emporter, la lettre enflammée de l'autre gourde ayant probablement déteint sur lui et... Tout cela était ridicule ! Il entra dans sa chambre en donnant un coup de pieds dans sa porte, se précipita sur son bureau, ouvrit un tiroir avec force, sortit ce bout de papier détesté et le déchira sans ménagement.

ooooo« Et... je... n'veux... plus... jamais... en... entendre... parler ! » S'exclama t-il, déchirant bout par bout sa lettre qu'il jeta sans ménagement dans la corbeille.

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ooooEt voila pour ce premier chapitre.
J'attends fébrilement vos avis étant donné que c'est ma première fiction yaoi, mais j'avais vraiment envie d'essayer... Donc pensez à laisser des commentaires constructifs s'il vous plait, même si vous n'aimez pas.
Donc j'préfère vous prévenir, y'aura pas de truc gore, de tragédie épouvantable et si y'a lieu d'y avoir ce qu'on appelle un Lemon, ce sera soft, parce que c'est pas la dessus que je veux tourner.
Sinon les chapitres suivant seront plus longs que celui-ci mais la, c'est la mise en place donc c'est normale.
Si jamais vous voulez être prévenue pour le chapitre 2, un commentaire minimum sur cet article ou me mettre dans vos favoris.
J'espère que ce chapitre vous plaira ♥

SCONE ©

# Posté le mardi 15 septembre 2009 11:34

Modifié le samedi 10 octobre 2009 12:37

● Chapitre 2

●● Chapitre 2
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Chapitre 2
« Non, tu n'y toucheras pas ! »




ooooo« Si vous ne partez pas immédiatement vous allez encore être en retard !
ooooo Oui maman, on part c'est bon, c'est bon ! »

oooooLa porte d'entrée se referma et Bill et Tom se retrouvèrent sur leur perron, le premier bien emmitoufflé dans sa veste en cuir noir, le second dans sa veste polaire à carreaux blancs et gris. Autant faire simple, le temps était tout simplement pourri ! Si, deux jours plutôt, il avait fait un soleil magnifique, en ce jeudi dix-sept septembre, il faisait gris, maussade, le froid était sec et quasi glacial... Pire que la veille, qui pourtant, n'avait pas était fameuse non plus. En fait, Tom se rendit compte que le temps avait commencé à se couvrir le soir de sa dispute avec son frère. Il avait voulu sortir Scotty, son chien, pour se calmer les nerfs et avait du écourter la balade, une averse lui tombant dessus alors qu'il se trouvait à dix bonnes minutes à pieds de la maison. Il avait du rentrer en courant, en T-shirt, son chien le retardant sans cesse et avait, au final, passé une nuit épouvantable, toussant à s'en arracher les bronches, avec une fièvre qui l'avait cloué au lit pour la journée.

oooooQue des sombres histoires qui lui étaient tombées dessus depuis qu'il avait en fait rédigé cette lettre — ô hasard. Le seul point positif avait été que Bill avait mis sa ranc½ur de coté en découvrant son frère à moitié mourant dans son lit le mercredi matin, pâle comme la mort après une nuit d'insomnie, de toux et de migraine épouvantable. Il s'était occupé de lui puis était parti en cours sans lui avec un mot d'excuse. Tom aurait pu alors passer la journée à se lamenter mais il n'avait pas eu besoin de repenser à sa lettre et la veille ni quoi que ce soit d'autre. Incapable d'articuler un mot à cause de sa gorge qui le brûlait épouvantablement et de réfléchir à cause de son mal de crâne et sa température ; il avait passé la journée dans un état second, entre son lit sur lequel il comatait et sa baignoire dans laquelle il essayait de se détendre.

oooooMais ce matin, pas moyen d'échapper aux cours. S'il toussait encore à en cracher ses poumons, Tom n'avait plus de fièvre et pouvait de nouveau avaler sa salive sans se mettre à crier de douleur. Les jumeaux n'échapperaient donc pas à ce jeudi — qui, comme chaque jeudi, était particulièrement chargé — et iraient à pieds au bahut.

ooooo« On passe pas chez Andreas ce matin. Hier il m'a dit qu'il ne commençait qu'à neuf heures, expliqua Bill alors que Tom allait bifurquer dans une rue proche. Tom voulut répondre mais fut saisi d'une quinte de toux particulièrement violente et du attendre qu'elle se calme pour le faire.
ooooo— Qu... Arg, hum... Quel... AHEM... Quel enfoiré ! Bill eu un sourire attendri et passa sa main dans le dos de son double, qui frissonna. Uniquement de froid, pensa t-il aussitôt.
ooooo— En effet... T'es sur que t'aurais pas voulu rester à la maison ?
ooooo— T'inquiète... t'inquiète pas. hum... maman aurait ja... arh ! jamais voulu façon.

oooooCe qui, en soit, n'était pas faux. Mais à voir son frère dans cet état, Bill se demandait ce qui était passé par la tête de sa mère en poussant Tom à se lever. Enfin, de toute manière, il était trop tard pour faire marche arrière, les garçons appercevaient déjà les batiments du lycée.

ooooo« Je rêve ou tous les jours la distance entre la maison et le lycée est plus courte ? » Se lamenta Bill.

oooooTom haussa les épaules afin d'économiser sa parole et se résigna à franchir les grilles du portail. Encore une journée à perdre leur temps dans ce bahut au lieu de voir leurs potes ou jouer de la musique. Décidement, plus le temps passait et plus Tom aimait se dire qu'il ne ferait jamais d'études longues. Et surtout rien en rapport avec de la physique ou de l'allemand. Allemand... c'est d'ailleurs la matière dans laquelle ils se dirigeaient tous les deux pour un double cours.

●●●

ooooo« Bien, je vais à présent ramasser vos devoirs. Vous les faites remontez jusqu'aux rangées de devant s'il vous plait.
ooooo— La prof à le droit de la lire elle ? Demanda Bill à voix basse sans regarder son frère, fouillant dans ses affaires.
ooooo— Kaulitz ! J'ai demandé que vous me rendiez vos devoirs, pas de bavarder, l'interpela la professeur avec un regard sévère, sauvant Tom qui tenait dans ses mains une feuille pliée, l'air mal à l'aise. Lui non plus n'osait pas regarder Bill. Vos devoirs sont fait au moins ?
ooooo— Bien sur m'dame, regardez, dit le concerné en agitant sa feuille qu'il passa au voisin de devant. Ca va Tom, j'arrête de te traquer... » ajouta t-il à son frère qui n'osait toujours pas le regarder.

oooooMais Tom n'en ressentit pas vraiment de soulagement. Il se sentait on ne peut plus mal à l'aise. Et cela n'avait rien à voir au fait que les 31 autres élèves se retournent vers lui, effrayés, à chaque fois qu'il toussait. Non, il avait l'impression de s'être menti à lui même ; aussi, essaya t-il d'oublier son devoir en se tournant enfin vers son frère. Il allait d'ailleurs lui dire quelque chose lorsqu'il ressentit une douleur sourde entre ses deux yeux. Aussitôt il plaqua ses mains sur son front, étouffant un gémissement.

ooooo« Ah... putain de... migraine...
ooooo— Tom ? Ca va pas ? S'inquiéta Bill en voyant son frère se courber sur sa table, se remettant à tousser comme un dément. Tom... OH ! Mais t'es bouillant !!
ooooo— Monsieur Kaulitz, un problème ? Demanda la professeur alors que tout le monde se tournait vers le bureau des jumeaux.
ooooo— Ca s'voit pas ? S'énerva Bill en attrapant le bras de Tom qui se sentait de plus en plus mal. Il est en train de cracher ses bronches sur le bureau ! Faut qu'on aille à l'infirmerie ! Il est bouillant !
ooooo— Euh... oui... oui, faites donc ça ! Et revenez avec un mot de l'infirmière. Il est évident que ce jeune homme ne va pas... »

oooooMais Bill n'écoutait déjà plus. Il venait de claquer la porte de la salle de classe, son sac et celui de son frère sur son dos, entrainant Tom derrière lui. Ce dernier était toujours saisi par cette quinte de toux épouvantable et était secoué de spasmes.

ooooo« Non mais quelle conne cette vieille pie !
ooooo— M... mer... ci.
ooooo— Bah enfin ! Comme si j'allais te laisser creuver sur ce bureau ! Répliqua le brun, de plus en plus énervé. Excuse moi, elle me sidère, ajouta t-il, le ton adoucit.
ooooo— Non... Non c'e... aaaaarh ! rien... c'est r... rien ! Coupa Tom du mieux qu'il pu en lui lançant un regard plein de grattitude.
ooooo— Aussi, quelle idée t'as pris de partir en T-shirt... T'as vraiment rien dans la tête ! Et ne souris pas comme ça, tu sais que j'ai raison et que tu n'es qu'un petit con ! »

oooooMais malgré son ton dur, il souriait lui aussi tendrement. Parfois il se demandait vraiment lequel des deux étaient arrivés le premier. En y pensant, il poussa un petit soupir amusé et passa un bras autour de la taille de Tom, marchant à ses cotés jusqu'à l'infirmerie. Là, il expliqua à l'infirmière ce qui s'était passé, ses arguments étayés par la toux caverneuse de Tom. Elle conseilla à Bill de s'asseoir après que celui ci lui eu fait croire qu'ils étaient en permanence et prit la température du dreadé. Ses yeux s'écarquillèrent devant le trente neuf - neuf de fièvre du jeune homme qui ne toussait plus mais semblait passablement cassé en deux. Bill lui expliqua la cause de son mal et avoua que la fièvre était retombé seulement le matin même.

ooooo« Ca ne va pas du tout jeune homme, il va falloir appeler un de vos parents pour que tu rentres chez toi. Et il faudra que cette personne reste avec toi, parce que si ta fièvre augmente, il y a un risque de délire, et puis tu es vraiment mal en point... J'aurais besoin de votre numéro de téléphone les garçons.
ooooo— Oui mais euh... ma mère et son mari travaillent tous les deux, répondit Bill.
ooooo— Pas le choix, vous n'êetes pas majeurs, je ne peux pas le laisser sous ta responsabilité et je ne peux pas non plus le garder ici toute la journée. Il est impératif qu'il voit un médecin, tu comprends ? demanda t-elle avec douceur à Bill qui ne cessait de jeter des coups d'½il inquiets à Tom qui, lui, avait le regard étrangement vitreux.
ooooo— Oui, c'est d'accord... alors appelons ma mère. »

oooooEt c'est ainsi, qu'une heure plus tard, leur mère les déposaient tous les deux à la maison après que Bill lui ai assuré qu'elle pouvait retourner travailler en toute tranquillité et que ce n'était pas encore une de leur magouille pour sécher les cours ; le thermomètre le prouvant clairement.

ooooo« Fait bien attention à ton frère Bill, il a vraiment l'air mal. Je l'amènerai chez le médecin ce soir. En attendant, je vous que vous ne quittiez pas la maison de la journée et j'appelerai régulièrement pour prendre connaissance de l'état de son frère. Faites vous livrer une pizza pour midi et surtout...
ooooo— Maman ! Ne t'inquiètes pas, on est plus des bébés et je sais m'occuper de mon frère quand même.
ooooo— Oui, c'est vrai mais tout de même. Bonne journée mon chéri, bonne journée Tomi, répondit sa mère en embrassant Bill sur le front.
ooooo— 'One journ... » mais la voix de Tom s'étouffa dans sa gorge sous une nouvelle quinte de toux.

oooooLa porte se referma à nouveau et Bill retourna au salon où Tom était allongé dans le canapé. Il lui demanda de ne pas bouger (ce à quoi Tom répondit par un regard signifiant clairement « comme si je pouvais... ») puis il attrapa son portable, vérifia que c'était bien la pause de dix heures et composa un numéro.

ooooo« Allo, And' ? C'est Bill.
ooooo— Ouais bah ça j'avais capté ! J'utilise un de ces bestiaux de la technologie qui s'appelle portable et qui affiche le nom de la personne qui m'appelle à condition que je connaisse ce drôle d'oiseau... crétin !
ooooo— Ouais bon, ça va hein ! Je voulais t...
ooooo— Et puis d'abord vous êtes où ? J'ai demandé à Georg et Gustav et ils m'ont dit qu'ils savaient pas non plus...
ooooo— Et bien Tom était...
ooooo— Laisse moi deviner ! Vous avez encore insulté Blanchard et vous avez été exclu ?
ooooo— Nan, Andy s'teuplé, commence pas avec tes...
ooooo— Ah, je sais ! C'est encore...
ooooo— ANDREAS TA GUEULE ! Tom est à moitié agonisant alors on est rentré !
ooooo— ANH ! Mais il va bien au moins ?!
ooooo— Putaaaaaain ! Mais t'es con ou tu le fais expret ? Bien sur que non !
ooooo— Roh ! Mais fallait l'dire plus tôt ! Bon j'arrive !
ooooo— Mais... et tes cours ?
ooooo— Euh... c'est une blague Bill ? T'as encore bouffé du clown c'matin toi !
ooooo— Ah ouais, désolé, c'était stupide comme question. Bon on t'attend à la maison mec !
ooooo— Bip bip bip...
ooooo— L'enfoiré, il m'a raccroché à la gueule, grogna le cadet des Kaulitz. Tom, Andreas se ramène. Bon, j'vais te monter dans ton lit, tu m'fais peine la...
ooooo— Je... T'em... t'em... t... t'em... MERDE ! » S'exita Tom, incapable de prononcer une phrase.

oooooIl en avait vraiment marre de cette situation. Il était à la merci de tout le monde, là, incapable de lever un bras, toussant sans cesse, à moitié chaos à cause de cette terrible barre qui lui sciait le crâne de long en large. Et puis il mourrait de froid et commençait à avoir des allucinations par instant, sonores comme visuelles. C'est même dans un état second qu'il monta les escaliers escorté de son frère jumeau. Celui-ci lui parlait mais Tom ne répondait pas vraiment. Bill semblait inquiet, mais peut être qu'il se faisait des idées. En fait, c'est son subconscient qui mourrait d'envie de savoir Bill fou d'inquiétude, il ne savait trop pourquoi. Et il était trop cassé pour se poser la question.

oooooTrop cassé aussi pour réaliser qu'il venait de s'allonger dans son lit et que Bill venait d'enlever ses chaussures et sa casquette et s'attaquait à son T-shirt. Sa vue lui jouait des tours, il croyait voir Bill pleurer alors que celui ci était simplement concentré à sa tâche. Il éprouva un frisson des plus agréables lorsque les mains de son double passèrent sur sa peau blanche pour enlever son T-shirt et quelque chose d'inattendu se produisit quand Bill posa ses mains sur la braguette de son baggy. Le dreadé écarquilla les yeux mais était trop chaos pour protester. Il se contenta donc de fléchir les jambes pour se cacher... parce qu'allez savoir comment, il avait désagréable impression de réagir.

ooooo« Bordel Tom, mais qu'est-ce que tu foues ! Essaye de faire un effort, je sais que t'es pas bien mais dépli tes jambes, faut que j'enlève ton pantalon, l'intima Bill, avec sévérité. Tom secoua la tête négativement, une moue crispée sur le visage. Tom, fait pas le gamin ! Dépli moi tes jambes à la fin ! »

oooooMais c'est comme si une partie de son cerveau, qui elle, était encore pleinement consciente de la situation, prenait par à coups le contrôle de son corps pour l'empêcher de détendre ses jambes, empêcher Bill d'enlever son pantalon et enfin, cacher la bosse qui se formait sous son boxer. Non décidément, Tom n'était pas dans son état normale et il était évident que la fièvre avait quelque chose à voir la dedans.

oooooAlors que Bill s'aggripait à son pantalon plus fort pour tirer, la sonnette retentit. Exécré, Bill courut au rez-de-chaussée pour ouvrir au visiteur. Un grand blond aux cheveux décolorés déguindé fit alors son entrée. Il balança son sac nowhere dans l'entrée et ôta sa veste a rayures noires et blanches pour qu'elle rejoigne son sac.

ooooo« J'ai fait aussi vite que j'ai pu. Il va mieux ? Dit Andreas en donnant une accolade à son meilleur ami.
ooooo— Non, vraiment pas, il commence à délirer. L'infirmière m'avait prévenue que ça pouvait arriver avec la fièvre. Il a refusé que je le déshabille...
ooooo— Ca c'est normal ! Qui voudrait se foutre à poil pour toi, » répondit le blondinet en riant.

oooooBill lui mit une petite claque derrière la tête puis lui sourit et lui indiqua l'escalier pour lui faire comprendre qu'il allait rejoindre Tom. Bien évidement, Andreas monta sur ses talons et quelle ne fut pas la surprise de Bill lorsqu'il vit Tom endormi dans son lit, grelotant sous sa couette et surtout, son baggy étalé par terre près de son lit. Il poussa un soupir de frustration et partit chercher sa propre couette, soucieux de le protéger du froid. Andreas se pencha au dessus de son autre meilleur pote et fit la grimace.

ooooo« Pas dans son assiette celui la... Je pense qu'il vaut mieux le laisser dormir... il appelera s'il se réveille et qu'il se sent mal.
ooooo— T'as probablement raison. Mais j'aime pas le laisser seul, alors on va s'installer dans ma chambre et laisser sa porte ouverte. Vas y, je remonte ton sac et j'vais chercher à boire et à manger. »

oooooAndreas ne se fit pas prier et sortit de la chambre. Bill, lui, se pencha pour déposer un bisous sur le front de son homologue, sursautant au contact bouillant de son front et sortit enfin de la pièce sans faire de bruit. Il détestait voir son frère dans cet état ; ça lui faisait toujours quelque chose et lui foutait en rogne au moindre petit truc de travers. Ce qu'Andy savait d'ailleurs parfaitement, aussi il prendrait garde à ne pas le chercher de la journée.

●●●

ooooo« ... et là, j'lui dit : Attends Kloé, t'es pas sérieuse, Gustav est en terminale et toi tu as treize ans, il voudra jamais de toi ! Et là, elle me fond en larme dessus. Incompréhensible ! expliquait Andreas à voix basse à Bill qui contenait un fou rire silencieux.
ooooo— C'est normal qu'elle t'aie fondu en larme dessus ; t'as du lui briser l'c½ur ! T'es pire que Tom mon pauvre And'...
ooooo— Ah ! Ne m'insulte pas j'te pris ! » Grogna le blondinet.

oooooEt tandis que Bill allait répondre, un bruit particulièrement immonde retentit depuis les toilettes. Tous les deux se levèrent avec précipitation et traversèrent le couloir à vive allure pour trouver Tom, accroupis devant la cuvette, rendant son petit déjeuner. Andreas couru à la salle de bain faire couler de l'eau bouillante et prendre une serviette. Bill, lui, se précipita sur son frère, relevant ses dreads et se penchant pour s'assurer qu'il n'était pas au plus mal de sa forme. Lorsqu'il se redressa enfin, son teint était verdâtre, il tremblait de tout ses membres et ses yeux étaient brillants de larmes. Il semblait épuisé. Bill le prit dans ses bras, alors qu'Andreas revenait et tendait la serviette au guitariste en lançant un :

ooooo« Alors princesse ? On s'réveille ? en guise de bonjour.
ooooo— Ta gueule enflure, marmonna Tom en guise de réponse.
ooooo— Bah dit donc, t'es encore plus aimable quand t'es malade, rit Andreas. J't'ai fait couler un bain mec, ça va te faire du bien. »

oooooTom acquiesça et esquiça un sourire pour le remercier. Bill, lui, posa ses lèvres sur le front de son frère pour évaluer sa tempétarure. A ce contact, Tom se raidit, alors que Bill déclarait que cette dernière était un peu redescendue. Il le lâcha ensuite et l'entraina vers la salle de bain. Le dreadé tremblait toujours de froid, vêtu de son seul boxer.

ooooo« Je te laisse mais si t'as le moindre problème, tu m'appelles. Je t'aurais bien dit que tu t'étais réveillé juste attend pour les pizzas, on nous les livre à treize heures, mais vu ce que tu viens de lâcher, j'imagine que tu t'en fiches...
ooooo— Euh, ouais... merci. Tu peux m'laisser j'vais m'débrouiller...
ooooo— Ne t'enfermes pas surtout ! » Lui conseilla Bill avant de sortir.

oooooTom acquiesça, ferma derrière son frère puis quitta son boxer et se laissa glisser dans la baignoire bouillante. Aussitôt, son corps se détendit, alors qu'il sentait la douleur de son crâne faire son retour ; bah, elle disparaitrait bientôt. De toute façon, il avait fini de délirer, donc tout irait mieux... Il essaya seulement de repenser à ce qu'il s'était passé avant qu'il s'endorme et du fouiller longuement dans sa mémoire pour se souvenir. Chose qu'il n'aurait pas du faire. Car lorsqu'il se rappela les minutes avant l'arrivée d'Andreas, la nausée remonta aussi sec... Non, c'était son imagination, cette réaction, tout, pitié.

●●●

ooooCoucou toutes :).
D'abord merci pour les commentaires sur le chapitre 1 et les encouragements, et ensuite, j'espère que cette suite vous plait ♥ On va lentement mais surement. Les yaois débiles où les jumeaux se rendent compte qu'ils tombent amoureux en deux chapitres, je déteste ça --'...
J'ai trop hate de voir vos avis et vos commentaires qui sont très important pour faire progresser l'histoire.
Notez moi ici, s'il vous plait
Si jamais vous voulez être prévenue pour le chapitre 3, un commentaire minimum sur cet article ou me mettre dans vos favoris.
Je n'impose pas un nombre de commentaires particuliers de commentaires pour poster la suite mais attendrai quand même qu'un certain nombre de personnes l'ai lu et ai fait par de leur avis ♥

J'espère que ce chapitre vous plaira ♥

SCONE ©

# Posté le mardi 15 septembre 2009 15:40

Modifié le samedi 10 octobre 2009 12:48

● Chapitre 3

●● Chapitre 3
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Chapitre 3
« Vous m'faites tous chier ! »




oooooLentement mais surement, Tom se laissa glisser vers le fond de la baignoire pour s'immerger sous l'eau bouillante. Il n'avait aucune espèce d'envie de réfléchir à ça. Tout ça c'était uniquement les conséquences facheuses de sa maladie. Mais au fond de sa tête, une voix désagréable ressemblant fortement à celle de sa mère d'ailleurs, lui répétait que la lettre avait été écrite avant même qu'il ne sorte promener son chien. Et alors ? Tout ce qu'il avait écrit était purement fraternel ! Pas de quoi en faire un plat... n'importe qui aurait pu écrire une chose pareille à son frère jumeau. Bill lui même en aurait été largement capable... Mais voila qui ramenait le problème sur le devant de la scène ; Bill oui, c'était bien dans ses cordes d'écrire une chose pareille... mais pour que Tom ponde quelque chose dans ce registre... non, quelque chose débloquait au plus profond de lui. Quelque chose qu'il n'arrivait pas à identifier mais qui le destabilisait énormément. Tom se sentit soudain très mal à l'aise. En effet, la seule conclusion qui lui sautait aux yeux ne lui plaisait pas du tout... Il allait devoir se ressaisir.

oooooTandis qu'il y réfléchissait sévèrement, un bras vint l'attraper sous le sien pour le tirer hors de l'eau. Tom sursauta, comme foudroyé par la surprise et écarquilla les yeux en voyant devant lui un Bill mort de peur et hors de lui.

ooooo« PUTAIN MAIS T'ES CON OU QUOI ? CA FAIT JE SAIS PAS COMBIEN DE TEMPS QUE J'TE PARLE ET TU REPONDS PAS ! FAIT PAS LE CON AVEC MOI TOM ! J'E RAPPELLE QUE T'ES DANS UN ETAT QUI NE TE LE PERMET PAS ! »

oooooAprès quoi il se redressa, lançant à Tom un regard flamboyant. Le dreadé se fit tout petit, sa gorge se serrant. Il n'avait pas voulu lui faire peur et n'avait pas songé un instant que Bill pourrait l'appeler pendant qu'il se trouvait sous l'eau. Il avait, en plus, fallut que ça arrive la petite minute où Tom se trouvait sous l'eau et Bill s'était inquiété. « Se sentir con » vous savez ce que c'est ? Bah à ce moment précis, c'est Tom ! Il baissa les yeux et répondit de sa petite voix cassée par la toux :

ooooo« Excuse moi... »

oooooIl n'osait plus à présent croiser le regard de reproche de son double qui s'était appuyé au lavabo. Quelques secondes s'écoulèrent encore, mettant Tom de plus en plus mal à l'aise. Puis Bill poussa un petit soupir. Tom releva enfin la tête et devint rouge écarlate en constatant que son jumeau le regardait fixement dans toute sa splendeur. Une vive chaleur lui monta au visage et le guitariste s'exclama :

ooooo« Bon B... Bill c'est bon ! Tu... tu sors ! J'le ferai plus ! Un peu d'in... d'intimité serait la bienvenue ! »

oooooA ces mots, le beau brun sursauta puis s'offusqua. Il croisa les bras et sortit de la salle de bain en claquant la porte, sans oublier de lui lancer un cuisant :

ooooo« Qu'est-ce que t'es chiant quand t'es malade putin ! Ca donne envie d'prendre soin de toi ! Et j'ai la même que toi j'te signale ! »

oooooDes paroles piquantes qui firent encore plus rougir le jeune homme dans sa baignoire.

●●●

ooooo« Oui et bien ce jeune homme est simplement touché par une bonne grippe et une petit bronchite...
oooooSimplement ? Vous vous fichez de nous ou quoi ?
ooooo— Bill je t'ai déjà dit de retourner dans ta chambre ! S'exclama la mère des jumeaux en lançant à son fils un regard de reproche. Laisse le médecin osculter Tom tranquille, c'est son métier.
ooooo— Blablablaaa ! » Grogna Bill avec mépris en sortant de la chambre de Tom, le nez en l'air.

oooooIl se rendit dans la sienne, claqua la porte, ce qui valut une grimace à Tom dont la tête faillit exploser sur le coup, puis il attrapa son ordinateur portable et se connecta à MSG. Finalement, leur mère n'avait pas pu amener Tom chez le médecin, l'état de celui-ci ne s'étant pas du tout améliorer et ils avaient donc fait venir le docteur à domicile. Avec un peu de réconfort, il contata qu'Andreas et Gustav étaient connectés tous les deux. Andreas était rentré vers dix-sept heures, soit une heure plus tôt environ.

ooooo» B.i.l.l. K.a.y.' oooooooooooOut #ooooodit :
Je crois que je vais tuer ce connard de médecin !
oooooAndylicious , ooooooo((Sex is my own Drug)) ooodit :
Oula, raconte moi tout ! J'pars une heure et tes envies de meurtres refont déjà surface... faudrait songer à t'faire suivre Billou ! xD
ooooo» B.i.l.l. K.a.y.' oooooooooooOut #ooooodit :
Oh taggle gros gland ! Tu sais pas ce qu'il a osé m'sortir ? ><
oooooAndylicious , ooooooo((Sex is my own Drug)) ooodit :
Non mais j'crois que j'vais pas tarder à le savoir... ^^
ooooo» B.i.l.l. K.a.y.' oooooooooooOut #ooooodit :
T'es lourd ! "Il a simplement une bonne grippe et une petite bronchite"
oooooAndylicious , ooooooo((Sex is my own Drug)) ooodit :
Toujours avec toi mon amour (h). Ouais ça va, t'en fais tout un plat ! C'est son job en même temps... Et puis Tom va pas en mourir tu sais...
ooooo» B.i.l.l. K.a.y.' oooooooooooOut #ooooodit :
:O On dirait ma mère ! Tu déconnes ou quoi ? Il est dans un sal état et vous trouvez que ça à m'dire...
oooooAndylicious , ooooooo((Sex is my own Drug)) ooodit :
Mais Bill, Tom est vivant, il va guérir et dans quatre jours max il aura plus rien --'
ooooo» B.i.l.l. K.a.y.' oooooooooooOut #ooooodit :
Pf! Laisse tomber, vous m'faites chier. Bonne soirée.

oooooSur quoi Bill se déconnecta, de nouveau furieux. Les gens s'étaient sans doute passé le mot pour le faire chier un maximum. Son jumeau était agonisant dans la pièce d'à coté et tout ce qu'on trouvait à lui dire c'est qu'il dramatisait et s'en faisait bien plus qu'il ne le fallait. Il ferma d'un coup sec son PC et entendit du bruit dans la chambre d'en face. Le médecin prenait congé de Tom, lui recommandant quelques jours de repos et donnant à leur mère une ordonnance bien chargée. Bill s'approcha de sa porte rapidement, content d'enfin pouvoir retourner voir son frère et ouvrit la porte. Il tomba alors sur le médecin et sa mère qui lui sourirent tous les deux.

ooooo« Oh et il serait préférable que ce jeune homme se tienne le plus loin possible de son frère pendant les quatre prochains jours. La grippe est plutôt contagieuse... »

oooooLe visage du brun se décomposa aussitôt. La colère refit son entrée et il se mit à bondir sur place en piétinnant le sol comme un gamin à qui on refuse un jouet dans un magasin.

ooooo« NON ! J'EN AI MARRE ! VOUS M'FAITES TOUS CHIER ! TOUS TOUS TOUS !
ooooo— NON MAIS BILL ENFIN ! Va dans ta chambre ! Ordonna sa mère, outrée. Excusez le docteur... Il est tendu quand son frère est malade en générale...
ooooo— Je m'en doute, mais c'est pour son bien, répondit le médecin en descendant l'escalier alors que Bill manquait une fois de plus de faire sauter les gonds de sa porte en la claquant de toutes ses forces.
ooooo— BILL ! SI JE REMONTE JE TE MET UNE FESSEE ! ET JE NE PLAISANTE PAS ! »

●●●

oooooBip bip... bip bip... Lorsque le réveil de Bill sonna ce mardi vingt-deux septembre, le grand brun bondit de son lit avec un immense sourire aux lèvres. Il semblait vraiment de bonne humeur et rien ne laissait penser que cela faisait quatre jours qu'il était excécrable et mauvais avec tout son entourage. Non, vraiment rien, lui qui chantonnait en enfilant à la va vite le T-shirt de Tom et son jogging pour sortir dans le couloir. Le grand jour, si on pouvait l'appeler comme ça, était enfin arrivé. Ce que Bill avait attendu avec une impatience phénomale (se traduisant par de féroces sautes d'humeur) était enfin arrivé. Il ouvrit la porte de la chambre de Tom tout doucement et pénétra dans la pièce sombre. Il distingua alors son frère, allongé par dessus ses couvertures, en étoile et sur le ventre, dormant paisiblement.

oooooUn véritable bonheur tout simplement. En effet, depuis le jeudi précédent, sa mère lui avait formellement interdit de se rendre dans la chambre de son double qui y mangeait et y comatait profondément quasiment tout le temps. Il ne l'avait apperçu brièvement que quelques fois, quand Tom se rendait à la salle de bain ou aux toilettes. Mais à présent, il était bien la, devant lui, en principe guéri. Le sourire de l'androgyne était radieux. Aussi se pencha t-il doucement vers son jumeau, caressant de son pouce la nuque du dreadé, son nez frôlant sa joue. Il se pencha encore un peu plus pour déposer ses lèvres sur celle ci et y appliqua de petits bisous. Tom s'agita un peu, tournant sa tête de l'autre coté pour ne pas être dérangé. Il grogna, Bill sourit de plus belle et déposa de nouveau un bisous sur son autre joue.

ooooo« Tomi... réveille toi...
ooooo— Mmh... 'core...
ooooo— De quoi encore ? Chuchota Bill en rigolant silencieusement, continuant d'embrasser son frère sur la joue, la tempe.
ooooo— 'Core... » grogna de nouveau le blondinet dans son sommeil.

oooooIl tourna alors la tête sensiblement et ses propres lèvres se collèrent à celles de Bill dont les yeux s'agrandirent brusquement. Un soupir inqualifiable s'échappa des lèvres de son guitariste de frère qui pressa sa bouche contre celle de son homologue qui, après un temps de réaction, qui lui parut trop long après réflexion, se recula brusquement. Il n'y avait plus de sourire enjoué sur son visage fin, plus de mélodie fredonnée entre ses lèvres. Bill fixait le vide d'un regard coupable et tendu, comme s'il avait l'impression d'avoir fait une terrible bétise. Il porta la main à ses lèvres et la pressa dessus. Depuis combien de temps n'avait-il pas embrassé son frère sur les lèvres ? Si on excluait le « smouack » ridicule qu'ils s'étaient donné pour un gage leur jours de leurs 15 ans, il ne l'avait plus fait depuis qu'il avait au moins cinq ans. Et ce qui le gênait la dedans c'est que ce n'était pas une erreur, il avait senti Tom presser ses lèvres contre les siennes, l'embrasser quoi, et pas bouger et tomber malencontreusement au mauvais endroit.

oooooIl n'allait pourtant pas en faire tout un plat, bon dieu. Mais quelque chose le dérangeait. Il continuait de regarder Tom avec insistance, silencieux. En le voyant tater son oreiller, le visage soudain crispé et concentré, il se rappela tout de même la raison de sa venue ici et se sentit stupide. Tom était sans doute plongé dans un rêve particulièrement charmant dans lequel il se trouvait en compagnie d'une jeune femme et le visage de Bill se décomposa... Il avait été ridicule de croire que Tom avait véritablement songé à l'embrasser. Ne pas l'avoir vu de quatre jours avait du lui monter à la tête et c'est un sourire gêné qui refis son apparition sur son beau visage. Quel flan pour un petit bisous...

ooooo« Tomi, allé, réveille toi maintenant, aujourd'hui tu ne pourras pas échapper au bahut ! » Souffla Bill dans son oreille, sa bonne humeur faisant son retour triomphal.

oooooTom fit alors un bond et manqua de tomber de son lit, ouvrant brusquement les yeux. Son regard aveugle scruta un instant l'obscurité jusqu'à ce qu'il perçoive la silhouette longiligne de son double, penché sur lui. Le sourire éclatant qui illumina alors son visage était incomparable. Mardi ! Nous étions mardi et Bill avait pensé à lui ! Cette simple idée le rendit fou de joie et, bien qu'il aie encore la tête dans le brouillard, il attrapa brusquement le grand brun par la nuque et le tira contre lui pour le serrer dans ses bras aussi fort qu'il n'avait pas pu le faire ces derniers jours. Bill, surpris mais ravi se laissa aller dans cette étreinte. La confusion qui avait eu lieu quelques secondes plus tôt lui sortit totalement de la tête et il se contenta se serrer son frère contre lui aussi fort qu'il le put.

●●●

ooooo« Octopiuuuuuuuuuuuus ! » S'égosilla Andreas, appuyé juste auparavant contre une boite aux lettres et courant à présent vers les jumeaux.

oooooA l'entente de ce surnom, Tom ne put s'empêcher de sourire. Comme tous les mardi matins, Andy les attendait pour qu'ils fassent le chemin ensemble. Comme tous les jours en fait. Et justement, ils ne s'étaient pas vu depuis le jeudi dernier. Jour durant lequel Tom n'avait même pas vraiment le souvenir de l'avoir vu à cause de son état second. Le grand déguindé de blond platine lui sauta donc dessus. Le guitariste accusa le choc alors que le jeune homme sautait sur place, entrainant Tom avec lui dans ses bondissements incessant. Lorsqu'il le lâcha enfin, Tom poussa un petit soupir et reprit son souffle avant de rire. Andreas salua ensuite Bill, plus sagement et tous trois prirent le chemin du lycée.

ooooo« T'as l'air en forme ce matin And' ! Remarqua Tom, ravi de pouvoir à nouveau parler correctement.
ooooo— Bah oui, mon meilleur pote fait son grand retour et en plus mon père a gerté sa dernière salope hier soir. C'était trop comique de la voir ramasser ses valises sur le perron ! S'exclaffa Andreas.
ooooo— Encore ? S'étonna Bill, plus touché par cette nouvelle que les deux blondinets qui riaient aux éclats.
ooooo— Bah, on s'aimait déjà pas beaucoup mais hier a table, elle a recommencé à parler de mes fringues et de mes cheveux, de ma gueule et... en fait, tout ce qui avait un rapport avec moi et qu'elle n'aimait. Elle a même fait pleurer ma petite s½ur lorsqu'elle a commencé à dire que j'étais une tarlouse et que...
ooooo— Kloé font souvent en larme en ce moment, fit remarquer Bill avec une lueur de reproche moqueuse dans le regard.
ooooo— C'est pas l'sujet Bill ! Reprit Andreas l'air mi-coupable, mi-amusé. Et donc mon père l'a foutue a la porte et en plus, pour se faire « pardonner », samedi il m'amène voir un super gros match de basket à Berlin. Je serai pas la du week end du coup... ajouta t-il, un peu déçu malgré tout.
ooooo— C'est pas grave And'... Mais samedi soir on jouait au pub en ville avec Gustav et Georg... répondit Tom, qui fut, à son tour, un peu déçu.
ooooo— Oh non ! J'viendrai au prochain, j'suis désolé.
ooooo— Tu vas pas t'excuser alors que tu vas te taper un week end de fou avec ton père ! T'inquiète, on commence à jouer régulièrement, y'aura d'autres occasi... OH MERDE ! C'est vraiment incroyable comme ce bahut se rapproche de la baraque en douce chaque nuit !! »

oooooLe même grognement de frustration s'échappa de la bouche des trois jeunes gens et tous trois franchir les grilles. Quelques explications peut être, pendant qu'ils cherchent leurs salles de cours (activement). Le basket était a Andreas ce que la musique était aux jumeaux. Pratiquant ce sport depuis ses cinq ans, il était depuis l'année passée en détection et tenterait bientôt les sélections nationales. Bill et Tom, eux, jouaient avec Georg et Gustav (tous les deux dans des classes supérieures) dans un même groupe. Ils jouaient de plus en plus régulièrement hors garage et dans la région mais rien de bien sérieux, bien qu'ils aient déjà joué devant plus d'une centaine de personnes. Des petits contrats se profilaient souvent et ils continuaient de jouer en attendant toujours le contrat de leur carrière, qui, soit dit en passant, n'était pas leur but premier.

ooooo« Bon bah j'suis en B12 pour deux heures d'histoire... on se retrouve à dix heures devant les bancs de toute façon.
ooooo— Ouais, nous on est en A3, à l'étage pour une heure d'allemand. On te laisse alors, a plus mec ! »

oooooLes jumeaux se dirigèrent vers l'escalier tandis que la sonnerie retentissait loin au dessus de leurs têtes et ils se résignèrent à monter en cours d'allemand. Rien ne pouvait les perturber, ils étaient de nouveau tous les deux, tout le monde était de bonne humeur et même pas la sale tête de la professeur d'allemand qui les accueillit par un sec :

ooooo« Encore en retard Kaulitz et Kaulitz. Devant ! »

oooooNon, ça ne gâcherait pas toute cette bonne humeur qui les faisait flotter agréablement loin de ces gens nés pour vous pourir l'ambiance par leur simple présence. Pas non plus le narquois :

ooooo« Et ravie de voir que vous êtes rétabli monsieur Kaulitz. Vous revenez juste à temps pour l'interrogation écrite surprise ! »

oooooMême les cris d'exclamations dégoutés de la classe entière et des golibets injurieux et véritablement outrés lancés au professeur qui se réfugia derrière ses copies ne les atteignirent pas. Rien de rien vous dis-je.

ooooo« Et en fin d'heure je vous rendrai à tous vos devoirs d'expression écrite de la semaine dernière... »

oooooAh oui... sauf peut être ça.

●●●

oooooVous connaissez ça, vous, le sentiment de vous être royalement planté pendant une interro ? Et encore plus en sachant que ce n'est pas parce que vous êtes nul dans cette matière mais parce que vous avez été dérangé tout au long par quelque chose d'autre ? Oui, cette impression absolument horrible... Et bien c'est à peu près ce que ressentait Tom qui, en rendant sa copie, avait le sentiment d'avoir fait un travail des plus foireux à cause de cette pensée qui tournait en boucle dans sa tête et qui ne voulait plus le lâcher. Tout comme le jour où ils avaient rendu leurs lettres, il avait le sentiment de se mentir à lui même et il n'allait pas tarder à se retrouver confronté à son mensonge grossier. A coté de lui, Bill finissait d'ajouter son nom et son prénom à sa copie, l'air serein. Visiblement, lui s'en était bien sorti.

ooooo« Bien, avant la sonnerie je vais vous rendre vos devoirs qui sont, je vous l'annonce d'emblée, médiocres dans l'ensemble. Seuls quelques uns sortent un peu du lot et encore, je dois dire que je n'en ai pas vu beaucoup... commença le professeur en se levant, un tas de feuille à la main. Elle s'approcha du bureau des jumeaux et les toisa de toute sa hauteur. Monsieur Tom Kaulitz, pouvez vous me dire ce qu'il y a de plus drôle là dedans ? Questionna soudainement la professeur, alors que les élèves se tendaient dans cette direction.
ooooo— Euh... je... je n'sais pas madame... répondit ce dernier, soudain nerveux à n'en plus pouvoir.
ooooo— Et bien moi je vais vous le dire... Il se trouve que la meilleure lettre que j'ai lu dans cette classe a été écrite par votre voisin de bureau et que la pire qu'il m'ait été donnée de lire au cours de ma carrière est la votre ! Aussi je vais les lire toutes les deux en guise d'exemple et de contre exemple à toute la classe... » Répondit la mégère en se redressant.

oooooBill regarda Tom avec une lueur d'incompréhension dans le regard. Etait-ce pour cela que son double n'avait pas voulu lui montrer sa lettre ? Il était pourtant impossible que Tom se soit à ce point raté dans une dissertation sur leur relation... surtout si Bill, lui, avait écrit quelque chose de magnifique. Tom lui, aurait voulu disparaitre sous terre. Il devenait rouge de honte et de colère. Déja qu'il ne voulait pas qu'on lui parle de ce qu'il avait écrit, voila qu'il apprenait que son frère avait pondu des écrits magnifiques à son égard. Mais avant qu'il aie le temps de protester, la voix de leur professeur s'élevait pour lire le texte de Bill :

ooooo« La lettre que je vais écrire a pour objet la relation que j'entretiens avec mon frère jumeau Tom. Je ne pourrai pas m'étendre sur le sujet car ce qu'il y a dire prendrait des pages et des pages. Mais comme je ne peux pas résumer tout ce qu'il y a entre nous — ce qui serait un affront — je vais me contenter de faire le plus simple possible et de décrire ce que j'éprouve à l'égard de celui que je considère comme le meilleur frère au monde... »

oooooSi Tom était écarlate quelques secondes auparavant, il était à présent devenu blanc comme un linge sous le regard de plus en plus étonné de son double. Mais ce qu'il venait d'entendre n'était rien comparé à ce qui suivait...

ooooo« Il est, à mes yeux, la personne la plus chère que j'ai au monde. J'ai besoin de lui pour vivre, respirer, avancer et être moi même. Être moi même car il est ma moitié, mon double, mon tout, mon moi. Il n'y a aucun mot pour décrire ce qu'il y a entre nous. Nous deux c'est tout simple indescriptible. Rien ne peut s'immiscer entre nous. Si l'on se dispute, on ne peut s'en prendre qu'à nous même, car en effet, personne ne peut nous monter l'un contre l'autre. Même nos disputes ont quelque chose de bon, car nous tirons toujours leçons de nos erreurs ensemble. Je peux tout pardonner à Tom car j'ai constamment besoin de lui.
oooooM'éloigner de lui, c'est une véritable blessure. Il est la personne la plus importante pour moi. Je n'ai pas encore trouvé l'amour ici, et pour l'instant, je peux donc dire sans me tromper que si tout disparaissait autour de moi, sauf lui, je serais tout de même heureux. Je n'aurais pas eu à subir la perte d'un amour sentimentale... Puisque de toute façon, j'ai cet amour fraternel qui éclaire tout ce que je fais. Je ne pourrais en revanche aller nulle part sans lui. Parce que, par tout ce qu'il entreprend et ce qu'il me dit, il est celui qui est le plus cher à mes yeux. Et c'est ça que j'aime ; je l'aime, tout simplement. »


oooooUn silence pesant régnait dans la classe. Bill fixait ses ongles noirs, les joues roses ; les filles de la classe étaient tout simplement subjuguées par temps de beauté et de poésie ; nombre de garçons évaluaient avec respect ou envie cette relation fraternelle et même fusionnelle mais c'est surtout de Tom qu'il s'agissait. Tom qui se détestait, qui se haïssait même. Tom dont les larmes montaient aux yeux. Tom qui avait l'impression de relire sa propre lettre en entendant celle de son frère... Tom qui s'éc½urait en pensant à ce qui allait suivre. Et enfin, Tom qui ne pouvait se résigner à tourner la tête vers son double qui ne comprenait toujours pas sa réaction... Il n'entendit même pas le professeur expliquer à la classe qu'elle allait maintenant lire le pire devoir, ou plutôt torchon selon ses termes, de son existence. Il aurait juste voulu ne jamais être né.

ooooo« Cette lettre parle de la personne la plus chère au monde pour moi. Il s'agit de mon chien Scotty. Il est toujours la pour moi, fidèle et affectueux et je ne peux même pas énumérer ses qualités inombrables tant je suis ébloui par cet être. Il est tout pour moi et je ne saurais comment vous convaincre mieux que cela qu'il est celui qui occupe toutes mes pensées. Tom Kaulitz. »

oooooLa réaction fut toute autre. Tandis que les élèves se mettaient soudain à rire de bon c½ur, la vieille mégère posait le devoir de Tom d'un claquement sec sur la table, un gros 2, inscrit en rouge en haut à droite de la feuille. Elle posa avec plus de délicatesse celui de Bill, orné d'un 19 tout à fait appréciable puis continua de distribuer les copies aux autres élèves qui continuaient d'échanger leurs avis sur les deux lettres. Mais les jumeaux n'écoutaient pas. Tom aurait préféré mourir que d'affronter le regard de son frère dont les mains s'étaient mises à trembler à sa gauche. Les larmes qu'il retenait avec peine lui brulaient de plus en plus les yeux... Des larmes de honte, de colère et de peine.

oooooEt il n'eut pas à relever le visage vers son jumeau qui attrapa soudain sa copie à l'écriture si soignée. Les ongles noirs griffèrent le papier, le déchirant par endroit, puis Bill le froissa sans ménagement, hargneusement, tout en se levant d'un bond, renversant presque sa chaise. Tom reçut alors en plein visage la boule de papier froissée et, tandis qu'il relevait la tête, Bill s'enfuit en courant de la salle, laissant son stupide frère, seul, derrière lui. « Je l'aime tout simplement » put-il alors lire, en baissant de nouveau les yeux sur la feuille froissée.

oooooEt une larme bouillante s'écrasa sur sa joue.

●●●

ooooRooooooooh mais pleurez pas comme ça xD.
Non je plaisante x) ... Je vous assure que tout va rentrer dans l'ordre prochainement mais de toute façon, que ce soit dans le yaoi, les fics hétéro, Oui-oui ou la vie réelle, y'a des hauts comme des bas, sans parler de tragédie.
En tout cas, j'espère que vous êtes toutes sur le cul après avoir lu la lettre de Tom ;)
Et oui, j'en avais prévenu certaines que y'allait y avoir une surprise de taille. En plus les jumeaux commencent à s'égarer mais on se calme ! On va garder ce rythme lent quand même ! Faut pas non plus abuser, on va pas tourner que la dessus, sinon ça va me gaver.
Mais j'aime trop écrire cette fiction ♥ et je tiens à vous remercier pour vos commentaires qui sont vraiment adorables O.O' . et vos encouragements. N'hésitez donc pas à faire de la pub. J'espère sincèrement que ce chapitre vous a plu et je m'excuse de cette longueur assez... importante par rapport aux autres :)
Notez moi ici, s'il vous plait
Si jamais vous voulez être prévenue pour le chapitre 4, un commentaire minimum sur cet article ou me mettre dans vos favoris.
Encore une fois pas de nombre particulier de commentaires mais j'attend vos avis avec une impatience indescente. Faut pas non plus abuser xD ♥

J'espère que ce chapitre vous plaira ♥
Et sinon, une petite question : que pensez vous des personnages ? (:
A bientot, vous êtes géniales ♥

SCONE ©

# Posté le samedi 19 septembre 2009 05:55

Modifié le samedi 10 octobre 2009 12:49

● Chapitre 4

●● Chapitre 4
#


Chapitre 4
« Je lui ai fait du mal ! Beaucoup de mal... »




ooooo« A moins que je me trompe, monsieur Kaulitz, il est temps pour vous de sortir de cette salle ! Il me semble que vous avez un autre cours après le mien et que vous êtes déjà en retard ! » Gronda la professeur d'allemand depuis sa chaise.

oooooCette voix le ramena soudainement sur terre. La salle autour de lui était vide depuis plusieurs minutes déjà. Et le regard narquois de son professeur braqué sur lui embrasa de nouveau le sien. Ses joues rougirent de colère. Il se leva d'un bond, essuyant sa joue d'un geste emprunt de rage et son regard meurtrier vrilla un instant sur l'horrible mégère qui continuait de corriger des copies à son bureau. La main tremblante du guitariste saisit la feuille froissée ; une douleur aussi aiguë qu'amère lui transperça le c½ur et il se dirigea vers elle, poings serrés. Elle ne releva les yeux vers lui que lorsque Tom s'appuya du plat des mains sur la surface de la table qui les séparait.

ooooo« Vous êtes odieuse. Et j'espère que personne n'a voulu de vous ou n'a osé vous faire d'enfants. Parce que si c'est le cas... je les plains très sincèrement, » cracha t-il, sa voix vibrante de rage.

oooooLa professeur soutint son regard bien que ses joues se soient soudain couvertes de plaques rouges et qu'elle parut choquée. Sa main pointa alors la porte et elle se leva elle même pour lui faire face, bien qu'elle soit bien plus petite que lui. Elle semblait furieuse, désemparée. Et sa voix fut aussi ferme qu'hystérique.

ooooo« Dehors Kaulitz. DEHORS SUR LE CHAMP ! »

oooooTom ne se le fit pas dire deux fois. Il ne regrettait absolument pas ce qu'il venait de dire mais ne voulait pas plus d'ennuis. Déjà que la sanction risquait de tomber comme un couperet dès qu'elle serait sortie de cet état de choc... Le dreadé sortit donc de la salle, emportant avec lui une vague de tristesse et de colère. Le mardi. Putain mais qu'est-ce qu'il pouvait haïr les mardi ! Fulminant, il se rendit en cours de mathématiques à la manière d'un automate et entra sans penser à frapper, ni à s'excuser. A vrai dire, il ne calculait plus rien. Il du néanmoins s'arrêter au milieu des rangées de bureau à la voix de son professeur :

ooooo« Pardonnez moi si je me trompe Tom, mais je crois que frapper à la porte avant d'entrer est toujours de rigueur dans cet établissement. Surtout si vous arrivez en retard sans vous justifier. »

oooooLa, le guitariste se raidit. Ignorant les élèves qui le regardaient avec insistance, il ferma les yeux, expirant fortement pour se calmer. Il se pinça l'arrête du nez de son pouce et son index puis décida de relacher la pression. Lorsqu'il réouvrit les yeux, il chercha vainement Bill à travers toute la classe mais jamais son regard ne tomba sur lui. Il n'était pas là. Bill n'était pas parmi tous ces élèves qui refusaient de lâcher Tom des yeux. Il se passait quelque chose et tout le monde pouvait le sentir. Surtout Tom qui du encaisser un nouveau coup dur. Ses épaules s'affaissèrent alors qu'il faisait marche arrière machinalement puis il se dirigea vers la porte par laquelle il était entré et ressortit aussitôt, laissant échapper un confus et très vague :

ooooo« Ouais... Vie scolaire... »

oooooLa porte de la classe claqua. Il fit quelques pas hésitants, descendit un escalier proche et, soudainement, tomba assis au bas de l'avant dernière marche. Chaque claque monumentale qu'il avait reçu alors ces derniers jours et particulièrement la dernière lui revinrent en mémoire et il n'en fallut pas plus pour qu'il n'éclate en sanglots. Assis par terre, les jambes écartées, la tête dans les mains et les yeux déjà rouges, il avait l'air incapable de quoi que ce soit. Il se sentait terriblement con, pitoyable.

oooooIl se rendait compte qu'il venait de blesser celui qui représente tout ce que j'ai de plus cher.. Il lui avait réellement fait mal. Bill avait passé quatre jours épouvantables parce qu'il ne l'avait pas vu, avait pris soin de lui comme personne n'était capable de le faire, lui avait encore souri ce matin même et lui, ce sal con, il avait fait la chose la plus ridicule, ignoble possible. Il avait déçu son double. Et encore, décevoir était peut être un mot un peu faible. Tom avait donc toutes les raisons de pleurer comme un gamin. Un gamin de dix-sept ans a qui on avait jeté une boule de papier froissée à la gueule.

ooooo« ... Putain, j't'avais dit que c'était lui... » marmonna une voix pressée, au bout du couloir. La gorge de Tom se resserra.
ooooo« TOM ! Mais qu'est-ce que tu fiches la ? » S'exclama l'interlocuteur de la première voix, alarmé.

oooooLe concerné les reconnut bien évidement aussitôt et eu un reflexe puérile mais incontrôlable. Il ramena ses jambes contre lui, comme pour se cacher, honteux de se laisser aller devant les deux personnes qui venaient de s'arrêter devant lui. Le premier, un petit blond un peu rondelet à l'air inquiet se pencha aussitôt sur lui pour poser ses mains sur ses épaules. L'autre, plus grand, les cheveux lisses et châtains, regardait aussi Tom, l'air tout aussi inquiet et commença à fouiller dans son sac.

ooooo« Tom, mais enfin, pourquoi t'es ici ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Pourquoi tu chiales mec ? T'as pas cours ? Et où est Bill !? »

oooooPour toute réponse, un hoquet s'échappa des lèvres de Tom qui se mit à pleurer de plus belle sous les assauts du blondinet qui paraissait de plus en plus inquiet. Il est pas là Bill, ça s'voit pas ? Le plus grand des deux fit signe à l'autre de s'écarter un peu et de se taire avant de retirer enfin la main de son sac, un paquet de mouchoir à la main. Il s'assit à coté du guitariste et sortit lentement un mouchoir du petit paquet. A coté, Tom continuait de pleurer toutes les larmes de son corps, le visage caché entre ses genoux et ses bras.

ooooo« Ca va aller Tom... On est là nous. Calme toi. Tiens, prend ça... ajouta t-il en tendant le carré de papier blanc vers le dreadé. Celui ci avait dégagé ses yeux larmoyant pour poser son regard chargé de détresse sur celui qui venait le consoler. Sèches tes larmes, mouches toi un coup puis tu nous raconteras à Gustav et moi. »

oooooAprès un temps de réflexion, Tom acquiesça, écarta enfin bras et jambes pour découvrir son visage, rouge et trempé de larmes chaudes qui avaient creusé des sillons sur son visage si fin. Il attrapa le mouchoir qu'on lui tendait et se détourna un instant pour essuyer ses joues et se moucher, essayant de se calmer du mieux qu'il pouvait. La main réconfortante de son ami se posa sur son dos, ce qui l'incita un peu plus à se calmer. Enfin, après quelques secondes, il piqua un second mouchoir et se retourna vers les deux arrivants, le plaquant contre son nez et sa bouche.

oooooSon corps était agité de quelques spasmes et il respirait par grands à coups. Sa poitrine se soulevait lentement mais profondément. Son regard, quant à lui, était vitreux, désespéré, anéanti et fixait avec peine les chaussures dudit Gustav, à nouveau accroupi devant lui. Il essayait de réfléchir mais ses sanglots l'avaient épuisé. Enfin, il ôta le mouchoir de sa bouche et se força à prendre une grande bouffée d'air, fermant les yeux.

ooooo« Merci Georg... parvint-il à dire, le regard fuyant.
ooooo— Pas de quoi, répondit simplement celui-ci avec un petit sourire. Alors, qu'est-ce qui t'arrive ? On s'est inquiété nous. J'pensais pas que c'était toi, pas l'habitude de t'entendre pleurer...
ooooo— Ouais... répondit Tom en essayant de sourire à son tour. Mais son sourire redisparut aussitôt, ses yeux devenant tout à coup sombres. C'est... J'ai... On s'est... J'ai fait... J'ai fait du mal à Bill. Beaucoup de mal... »

oooooAussitôt, Georg et Gustav parurent aussi mal à l'aise que compatissant. Il était notoire que les disputes de Bill et Tom, aussi rares fussent-elles, étaient toujours très violentes. Pas de juste milieu, avec les Kaulitz, on ne fait pas les choses à moitié. Gustav poussa un faible soupir peiné et tapota l'avant bras de Tom d'un geste qui se voulait réconfortant.

ooooo« Et maintenant... maintenant il a disparu... Si vous saviez... si vous saviez comme je m'en veux ! S'exclama Tom, au bord de la crise de nerf.
ooooo— Peu importe ton erreur, je suis sur qu'il te pardonnera, commença sagement Gustav. Surtout si tu lui présentes des...
ooooo— GUSTAV ! J'L'AI PRIS POUR LE DERNIER DES CONS ! J'L'AI HUMILIE ! J'AI DIT... ECRIT DES HORREURS ! S'emporta Tom, comme soudainement frappé par son erreur. J'SUIS UN ENFOIRE ! Un sal enfoiré... j'mérite pas tout ce qu'il fait pour moi... ajouta t-il de sa voix brisée.
ooooo— Calme toi Tom, ça sert à rien de t'énerver. Je ne sais pas ce que tu as pu... écrire ? Mais on connais tous Bill et...
ooooo— Pas aussi bien que moi, coupa Tom avec orgueil.
ooooo— Ouais. Mais on l'connait suffisament pour savoir que lorsque l'orage est passé, il oubli tout directement, il est pas du genre à laisser trainer les...
ooooo— Putain mais vous comprenez rien ? Ce que j'ai fait c'est... IMMONDE ! Je peux pas qualifier ça... je... je m'dégoute bordel ! » S'exclama t-il de nouveau, tremblant de fureur.

oooooLes deux garçons comprirent qu'il était temps de ne plus tenter d'approcher par cette voie et redevinrent silencieux. Gustav sortit son portable de sa poche et le tendit à Tom après quelques secondes d'hésitation. Il poussa un soupir résigné et retenta l'expérience :

ooooo« Appel le. »

oooooLe guitariste le dévisagea avec incompréhension. Ne l'avait-il pas écouté ? Il savait parfaitement ce qui résulterait de cet appel et c'est surtout ce qu'il voulait éviter. Braquer Bill serait la pire des choses. Et puis les discutions interposées, Tom détestait ça pour régler des conflits. Téléphoner c'était bon pour rassurer maman, pour larguer une meuf ou se retrouver avec ses potes. Pas pour régler la pire des horreurs avec son jumeau. Tom s'en dégoutait d'autant plus. D'un geste il repoussa le mobile.

ooooo« Ca sert à rien... Le téléphone n'aura pas eu le temps d'afficher le numéro qu'il raccrochera.
ooooo— T'as essayé pour dire ça ?
ooooo— Gustav... C'est Bill. C'est Bill qui doit être dans une colère noire, je le connais et je ne veux pas être encore plus déçu par moi même lorsqu'il raccrochera.
ooooo— Mais... reprit le blondinet, dépité.
ooooo— Insiste pas Gustav. S'il te le dis... s'interposa, voyant que Tom commençait à perdre ses moyens. Ce dernier le remercia du regard. Bon, tu as besoin d'autre chose ? Je dois rentrer chez moi personnellement, donc...
ooooo— Dépose moi chez moi. J't'en pris, l'implora t-il en se levant, les mains jointes, le regard brillant de larmes.
ooooo— Mais, et tes cours ?
ooooo— Comme tu veux, répondit Georg, faisant à nouveau signe à Gustav de laisser faire.
ooooo— Et Bill ? Tu vas pas essayer de le retrouver ? » Insista Gustav, aux yeux de qui tout cela était profondément injuste.

oooooPour seule réponse, Tom lui lança un regard abattu et lorsque le batteur vit les lèvres du dreadé trembler, il ne pu rien ajouter. Il était évident que son ami se sentait trop mal pour quoi que ce soit d'autre. Tom se résigna donc à suivre Georg en silence à travers les couloirs, laissant derrière lui Gustav. Il était profondément reconnaissant à Georg de ne pas tenter d'en savoir plus, de ne pas le juger et de ne surtout pas lui faire la morale bien qu'il sentait à chaque nouveau pas qu'il faisait une nouvelle bétise, à ajouter à la montage d'autres. Mais il ne pouvait se résigner à retourner en arrière, aller chercher son frère, implorer son pardon. Trop fier, trop borné et surtout trop terrorisé à l'idée que Bill ne veuille même pas le voir. A chaque fois qu'il pensait à cela, il avait l'impression qu'on lui écrasait l'estomac et qu'on lui broyait le c½ur. Une image bien trop pathétique à ses yeux mais qui n'était pourtant rien d'autre que la vérité.

●●●

ooooo« N'hésite pas à appeler si ça va pas. Du moins jusqu'à une heure, après j'ai mon examen en chimie, lança Georg alors que Tom s'apprêtait à claquer la portière, devant sa maison. Et puis souris Tom Kaulitz, j'ai l'impression de t'avoir conduit à l'abattoire... ajouta le bassiste avec un clin d'½il.
ooooo— C'est tout comme, remarqua Tom à voix basse. Merci beaucoup Georg. Bonne journée. »

oooooLa gorge nouée et un mauvais pressentiment dont il ne pouvait pas se débarrasser l'accompagnant, Tom remonta son allée, laissant son ami quitter la rue. Il glissa prudement sa clé dans la serrure et tourna pour ouvrir le verrou mais celle ci refusa d'obtempérer, signe que la porte était ouverte. Se pouvait-il que sa mère ou Gordon soit présent ? Si c'était le cas, il allait se faire souffler dans les bronches pour avoir séché... Il hésita un instant à faire demi tour mais il n'avait nulle part où aller et avait surtout besoin de retrouver quelques points de repères.

oooooTom entrouvrit donc la porte, jeta un regard dans le hall et n'y vit personne. Il ouvrit plus grand et pénétra dans la pièce, l'anxiété due à son mauvais pressentiment n'allant que croissante. Il ferma derrière lui et laissa son sac glisser le long de son bras, son regard posé sur la porte du salon, fermée. Son c½ur battait de plus en plus vite ; il attrapa la poignée, l'abaissa, entra... personne. Mais la télé était allumée sur une chaine de clips, en silencieux. Mal à l'aise, le guitariste s'avança pour l'éteindre mais au moment où il allait s'executer, il entendit un bruit sourd à l'étage. La télécommande se fracassa au sol. Il entendit un second bruit sourd, plus violent. C'est l'estomac retourné qu'il entreprit de monter à l'escalier, se raidissant au milieu des marches en entendant un nouveau bruit, provenant de sa gauche.

oooooL'horreur de la chose le frappa alors en pein visage. Les bruits de tapages provenaient tous de la chambre de Bill. Pas de sanglots, pas de gémissements, indiquant la présence de son frère. Pas non de cris ou de paroles, certainement pas d'éclat de rire. Tom s'empressa de s'approcher de la chambre de son homologue mais lorsqu'il s'apprêtait à ouvrir la porte, quelque chose vint cogner contre cette dernière avec force, la faisant vibrer. Tom sursauta et approcha son oreille. Il entendait distinctement quelqu'un remuer à l'intérieur et l'identité de cette personne le rendait à nouveau de plus en plus nerveux.

ooooo« B... Bill ? »

oooooLe silence en guise de réponse. La main de Tom se posa sur la poignée, prêt à ouvrir, puis un objet en porcelaine ou un matériau de ce type s'écrasa sur le sol à l'intérieur. Le dreadé ne réfléchit plus et tenta d'ouvrir la porte. Celle ci bougea de quelques centimètres mais vint butter contre un corps étranger. Inquiet et surpris, Tom renouvela l'expérience. La porte ne cédait pas. Mais le temps qu'elle rebondisse, il aperçu par l'interstice le coin du bureau de son frère, qui bloquait à présent la porte. Et Tom comprit sur le champ. Bill ne voulait pas le voir. Si la nouvelle lui causa un terrible mal au c½ur, il ne refusa pas pourtant de tenter d'entrer et, s'énervant à plusieurs reprises, il manqua de fracasser la porte en la cognant fortement contre la barricade. Au bout du cinquième coup d'épaule et ignorant la douleur, il sentit le bureau se balancer et retomber un peu plus loin à chaque fois. Il savait de toute façon que Bill ne ferait rien pour repousser à nouveau le bureau. Il le devinait parfaitement, assis dans un coin de la pièce, son regard ténébreux posé sur la porte avec une froide indifférence, à attendre que le sort décide de leur confrontation. Enfin le bureau fut suffisament dégagé et Tom furieux pour qu'il puisse se glisser dans la pièce.

oooooCe qu'il vit alors lui glaça le sang, sa fureur disparaissant immédiatement.

ooooo« BILL... »

oooooMais bien sur, il n'obtint à nouveau pas de réponse. En effet, la pièce était vide, ou presque. Scotty était lové au pied du lit de Bill, fixant Tom avec intérêt. Dans un autre coin de la pièce, le support de la lampe de chevet de son frère était brisé, et le sol était jonché de livres et objets, intacts mais éparpillés. La fenêtre grande ouverte attira son regard et Tom vint se taper le front du plat de la main, il aurait du réagir plus vite ! Mais lorsqu'il se jeta sur celle ci, Bill était déjà loin au bout de la rue, marchant à pas rapides et lorsque son frère appela une nouvelle fois son nom, au bord de l'hystérie, le brun ténébreux se contenta de lever sa main par dessus son épaule et de lui adresser un geste obscène du doigt, sans se retourner. Tom avait tout gagné.

●●●

ooooo« Toi aussi tu es en manque de sexe ? Ton petit ami ou ta petite amie ne te satisfait plus au lit ? Tu es frustré et ne sais comment y remédier ? Tu as composé le bon numéro, Andreas Van Himmer t'apportera tout, absolument tout, ce que tu désires si tu laisses un message après le bip sonore... Bip. »

oooooD'ordinaire, la messagerie insolite de blond délavé faisait toujours sourire Tom mais pas cette fois. Il se contenta de raccrocher comme les dix-huit fois précedentes. Il alternait depuis déjà une heure les appels à son meilleur ami et ceux à son frère dont la messagerie téléphonique sans timbre narguait Tom. Il avait été stupide de ne pas tout de suite voir que Bill allait passer par le parapet pour descendre dans la cours et s'en fuir. Et maintenant, il se retrouvait assis au bord du lit de son frère ou à faire les cents pas dans la chambre de ce dernier, attendant avec espoir qu'on lui réponde enfin. Onze heure sonnait et il n'avait toujours pas de réponse... La porte d'entrée s'ouvrit alors au rez de chaussée et Tom bondit. Il ne pu aller bien loin néanmoins, se raidissant immédiatement au son de cette voix :

ooooo« Tom ? Tom tu es à la maison ? C'est maman, je suis rentrée. Qu'est-ce que ton sac fiche dans le couloir Tom ! Qu'est-ce que vous faites la haut tous les deux ? Vous ne devriez pas être en cours ?! »

oooooAlors comme ça, les ennuis ne faisaient que commencer ?

●●●

ooooo« Un café s'il te plait Ian...
ooooo— J't'apporte ça de suite. Tom est pas avec toi ? »

oooooLes yeux rouges de Bill répondirent à sa place tandis que le serveur s'éloignait vers le comptoir. Le beau brun se mit à tordre nerveusement dans ses mains son porte clef, un « B » en caoutchou autour duquel s'enroulait l'effigie de Mickey Mouse. Il avait offert le même à Tom pour la saint valentin lorsqu'ils avaient neuf ans, avec son innitiale, tous deux dépités de ne pas avoir d'amoureuses cette année là...

ooooo« Voila pour toi. Le jeune serveur était de retour avec un café bouillant. Offert par la maison, ajouta Ian avec un sourire avant que Bill ne plonge sa main dans sa poche.
ooooo— Non, je peux pas !
ooooo— Bien sur que si. Bois le vite, je fini mon service à onze heure et quart... après j't'amène en ville, on prendra un truc à manger et on ira se distraire un peu. A moins que j'me trompe, et j'en ai pas l'impression, ça ne va pas du tout toi... »

oooooBill ne répondit pas, il était inutile de nier, surtout au regard de ses yeux encore rouges et gonflés. Il se contenta donc de porter la tasse à ses lèvres et de boire quelques gorgées de liquide brûlant tandis que Ian se dirigeait vers une autre table.

oooooIl se sentait trahi, humilié, terriblement déçu. Il avait même le sentiment que quelque chose, quelque part en lui, s'était brisé. Tant de choses avaient bougé en l'espace d'une semaine. Leur relation avait toujours été étrange. Les jumeaux eux même avaient un comportement que personne en dehors d'eux même ne pouvait cerner. Mais là, même Bill devait avouer qu'il ne comprenait pas ce qu'il s'était passé. Tout avait commencé le mardi dernier, avec cette stupide lettre... Sur le coup, il s'était sentit horriblement vexé de voir Tom lui cacher quelque chose. Puis il avait mis cette rancune de coté en le découvrant aussi souffrant. Il s'était même sentit stupide de s'être disputé avec son double, le poussant à agir de sorte à tomber malade. Coupable et attristé, Bill s'était efforcé de prendre soin de lui. Et à chaque fois que Tom avait tenté de le repousser, il s'était sentit anormalement blessé.

oooooPuis tout semblait se remettre dans l'ordre ce matin là, malgré l'épisode gênant du baiser égaré... à cette pensée, Bill rougit un peu plus et avala une nouvelle gorgée de café. C'était comme si quelque chose ne tournait plus rond. Mais il avait décidé de ne pas y accorder d'attention. Après ça, la journée avait même bien débuté, si on excluait le contrôle surprise d'allemand, puis il y avait eu cette lettre... Et maintenant, Bill qui se sentait trahi, humilié, terriblement déçu. Sans doute même beaucoup plus que ça. Il ne cessait de repenser à Tom, à ce que lui même avait écrit et ce qu'avait osé écrire son frère. L'image de la paleur du visage de son double à l'évocation de son devoir flottait dans son esprit. Quelque chose n'allait pas... Tom n'était pas dans son état normal et il ne pouvait se débarasser du sentiment que son frère lui cachait quelque chose. Il avait terriblement mal, c'est tout.

ooooo« Me revoila, lança une voix par dessus son épaule. On y va ? »

oooooBill acquiesça et laissa la tasse sur la table, devant lui. Puis il attrapa son manteau et suivit Ian à l'extérieur. Il s'en voulait de ne pas s'être retourné pour répondre à Tom, plus tôt... Mais il en voulait encore plus à Tom de lui cacher autant de choses. Il n'avait pas envie de rentrer et de le trouver maintenant pour l'entendre s'excuser ou l'engueuler...

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ooooJE SUIS FAN DE MES LECTRICES. ♥ :D
Vous ne pouvez pas savoir comme vous me rendez heureuse. J'ai reçu des commentaires... ça dépasse les encouragements. Ca dépasse le compliments... certaines m'ont fait des remarques qui non seulement valorise mon travail mais en plus me font horriblement plaisir ♥ Merci du fond du coeur pour tout ces commentaires (: vraiment !! et puis j'ai plein plein plein de nouvelles lectrices.

Passons ensuite au chapitre ! Donc ce chapitre n'est pas très joyeux (même si j'ai essayé de pas non plus en faire un truc monstrueux en y posant la griffe d'Andreas en plein milieu ^^') m'en voulez pas... s'il vous plait ! En plus pour la relecture (parce que je m'excuse aussi des fautes :S) j'écoutais Sunburn, de Muse (meilleur groupe de tous les temps) xD et c'est vraiment pas gai tout ça ! (Gay peut être mais... OK PAS DE JEU DE MOT DOUTEUX) j'vous assure que ça va bientot retrouver son ton léger et joyeux :D héhé ! J'ai trop trop hate d'avoir vos impressions sur ce chapitre ♥ Fiou !
&puis on en apprend un peu plus avec Bill, on partage enfin son point de vue, je sais que certaines lectrices l'attendaient, j'espère donc que vous n'êtes pas déçues !!

J'espère vraiment que ce chapitre vous aura plu et attend toutes vos réactions avec grande impatience ! Lire vos commentaires et y répondre est devenue un vrai moment de plaisir :D
Notez moi ici si vous aimez, s'il vous plait
Si jamais vous voulez être prévenue pour le chapitre 5, un commentaire minimum sur cet article ou me mettre dans vos favoris.
Encore une fois pas de nombre particulier de commentaires mais j'attend vos avis avec une impatience indescente. Faut pas non plus abuser xD ♥

A bientôt, vous êtes FORMIDABLES ♥

Cliquez ici pour voir cette vidéo. Ce sont les jumeaux qui se foutent d'eux même, mais c'est hallucinant ce qu'ils osent dire de leur propre groupe... Avec humour bien sur xD ♥ Ils sont parfaits pour le coup !

SCONE ©

# Posté le mercredi 23 septembre 2009 09:02

Modifié le samedi 10 octobre 2009 12:49